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 squatte & larmes part. 2 (ft. rio)

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Saito Ichiro
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Dim 23 Oct - 15:09

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tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man, boy. but for now it’s time to run.

Je ne sais pas ce qui m'a pris et j'ai soudainement peur qu'elle crie au pervers. Ou qu'elle me regarde bizarrement. C'est vrai, je ne suis pas particulièrement affectueux ou tactile, en tout cas pas avec les personnes qui ne me sont pas extrêmement proches. Ha, pourtant je ne me suis pas tant forcé que ça à l'embrasser sur la joue, c'est ce qui me perturbe le plus. Je ne sais pas si ça la calme ou si ça a l'effet inverse. Je l'observe s'asseoir à mes côtés, elle a l'air un peu perdue, j'aimerais savoir ce qui se passe dans sa tête. Seulement, je ne comprends jamais rien à ça, qu'on me le dise clairement ou non. Je remarque pourtant la distance qu'elle établit entre nous alors que j'étais tout contre elle il y a peu, et une petite peur monte au fond de mon ventre : j'ai fait quelque chose de mal. J'ai tout gâché. Elle doit avoir peur que.. Que je.. Je ne sais pas. Sûrement a-t-elle vu que certaines filles venaient par mon appartement, avant que je ne décide d'être un zombie. A-t-elle peur que j'aille vers elle de cette façon ? Je me sens obligé de lui assurer que je ne la vois pas comme ça.. Qu'elle est une petite sœur pour moi, rien de plus. Mais avant que je ne puisse seulement ouvrir la bouche, elle part vite dans la cuisine pour me prendre à manger.

Je n'ose pas lui dire, alors qu'elle revient, que je n'aime ni le poulpe, ni les crudités. Je n'ai pas envie de lui faire la peine surtout que c'est une affaire de goût et qu'une autre personne que moi aurait trouvé ça très bon. Et elle l'a fait.. pour moi, non ? Elle est venue dans l'optique de me faire manger, ce n'est pas la première fois qu'elle le fait. Alors que je regarde les plats devant moi, je sens mes intestins se tendre légèrement. Un autre aurait fait une grimace, je la pense mais je ne la montre pas, le stoïcisme à l'état pur. Elle dit qu'elle ne bougera pas. Je ne doute pas de ses paroles : c'est une chose que j'apprécie chez elle. Elle dit toujours ce qu'elle pense.

Je prends une inspiration et attrape les baguettes pour mettre la nourriture dans ma bouche. Ce n'est pas ce que je préfère mais étrangement, c'est agréable à avaler.. Peut-être parce que c'est Rio qui a cuisiné, et que l'intention donne du goût. Je mange lentement parce que mon estomac s'est rétréci ces derniers jours et que j'ai la nausée de base, mais je mange. Sans m'arrêter, pour ne pas qu'elle me gronde ou me frappe, de façon adorable comme je l'imaginais pouvoir faire.

J'ai fini la moitié de la salade et la moitié du poulpe avant de relever la tête et de croiser son regard. « Je suis.. rempli » dis-je honnêtement. Je n'ai pas mangé autant depuis plusieurs jours. Il doit y avoir une montagne de tablettes de chocolats qui pleurent dans mon placard. Je pose les baguettes sur la table et après quelques secondes de silence, j'ose dire ce que je n'ai eu l'occasion d'exprimer tout à l'heure. « Je suis désolé, pour le baiser. Je ne voulais pas te gêner, ou te donner de fausses idées. Je ne.. vais jamais.. Enfin, j'essayais juste de te remonter le moral, de te montrer que j'apprécie le fait que tu sois là, que tu prenne du temps pour moi. Je ne le ferai vraiment plus. Mes intentions sont plus qu'innocentes à ton égard, n'aie pas peur de.. Enfin, tu es comme ma petite sœur, c'est en cette manière que j'ai déposé ce baiser sur ta joue »

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Dim 23 Oct - 16:15

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J’attends en silence qu’Ichiro amorce un mouvement. Et s’il refuse ? S’il ne mange pas je sens que toute ma bonne volonté va tomber en morceau. J’ose à peine le regarder. Je sais mes yeux suppliants. Je ne veux pas lui montrer cela. Je sens la pression de mon corps s’amoindrir lorsqu’il commence à manger. Mon cœur s’allège. Et je reprends confiance en moi. Je me sens victorieuse. Puissante. Un peu comme lorsque je décroche un nouveau contrat pour doubler un personnage qui a plus de deux lignes. Je le regarde manger les plats que j’ai préparés avec un petit sourire satisfait. Doucement je prends les baguettes sorties pour moi-même. Je n’ai plus du tout faim. Je picore distraitement dans les plats. Toutes ses émotions m’ont remuées l’estomac. Je mâche avec lenteur pour rendre les aliments plus digestes. Et au final Ichiro mange plus que moi.

Un large sourire illumine mon visage lorsqu’il me dit qu’il est rempli. Je me sens satisfaite. J’aurais au moins eu le mérite de faire ça pour lui. Ce n’est pas seulement la satisfaction personnelle qui réchauffe mon cœur. Le simple fait qu’Ichiro soit mieux qu’à mon arrivée me procure un bien fou. Rien ne pourrait me faire plus plaisir à cet instant précis. Je pose mes baguettes sur la table et viens serrer mes mains sur mes genoux. J’ai très envie de venir passer ma main dans ses cheveux. J’ai l’impression d’avoir franchi un faussé. D’avoir accompli un pas de géant.

Les paroles qui suivent anéantissent toutes mes illusions. Oui des illusions. Ah. Sans m’en rendre compte. Sans le vouloir. J’étais en train de faire des plans sur la comète. Parce que tout au fond de moi je sais. Je sais que j’aimerais être une de ces filles qu’Ichiro fait défiler. Oui et non. Mais je ne veux pas être une… une petite sœur. Mon ventre se serre. J’ai presque la nausée. J’ai envie de rire et de pleurer. Rire de moi. Je me sens idiote. Qu’est-ce que j’avais imaginé ? Pathétique. Mes mains se resserrent sur mes cuisses. Je ne regarde plus que les jointures de la table. Je reste bien trop longtemps silencieuse. Impossible qu’il ne se pose pas de questions. Merde. Ses mots résonnent dans ma tête. Je me mords les lèvres pour ne pas pleurer. Ne pas trembler. Ne montrer aucun signe extérieur. Non je ne suis pas triste. Oui ses mots n’ont aucun impact sur moi. Je mens si mal. Je dois dire quelque chose. Mais j’ai tellement peur que ma voix me trahisse. Ou que mon corps le fasse. Je me déteste.

Egoïste. Impitoyable égoïste. Ichiro va mal et je me morfonds sur mon sort. J’ai envie de fuir. Pathétique. Je m’en veux tellement. Il faut mentir et bien. « Pourquoi est-ce que je me poserais des questions. » Je dis sur un ton plus élevé que d’habitude. « Ce n’est qu’un baiser sur la joue. Ha. Ha. Ha. Tu sais j’ai déjà eu un petit-ami. Je sais faire la différence. » Tout est tellement forcé. Je parle vite pour ne pas lui laisser le temps de répondre. « C’est plutôt tes paroles qui m’embarrassent ! » Ce n’est presque pas un mensonge. Mes mains tremblent alors que j’essaye de refermer les Tupperware. Je dois éviter son regard à tout prix. Je ne veux pas le regarder.


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Ven 28 Oct - 18:47

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Je ne sais pas pourquoi j’ai cette sensation bizarre d’avoir encore dit quelque chose qu’il ne fallait pas. Je remarque ses mains, qui se serrent sur ses cuisses. Qu’est-ce que j’ai encore dit ? Je me mords la lèvre inférieure, en attendant qu’elle me donne un indice, n’importe quoi. Je n’y comprends vraiment rien. Alors qu’elle ouvre la bouche à nouveau, je ne peux m’empêcher de me représenter ses cordes vocales, leur vibration, l’intensité à laquelle elles s’entrechoquent et combien le son produit me semble un peu plus strident, presque insupportable. Je continue de la regarder, la bouche entrouverte et les sourcils légèrement soulevés, alors qu’elle s’embarque dans des mots et des phrases que je n’arrive pas à suivre. Il m’est facile de voir tout ce qui est affiché sur son corps, son visage, dans sa voix, mais je ne sais pas les interpréter, je ne la comprends pas. Je ne sais pas ce que j’ai dit de mal, je cherche, mais mon cerveau ne produit pas de réponse. La frustration n’en est que deux fois plus grande.

Je remarque ses doigts qui tremblent alors je viens poser mes mains sur les siennes pour qu’elle arrête, elle n’a pas besoin de refermer ces boîtes maintenant, il n’y a plus rien dedans. J’ai l’impression qu’elle est nerveuse, c’est la nervosité qui fait ça, non ? Logiquement. Mais je ne sais pas pourquoi, encore une fois. Je remarque que mes mains sont immenses par rapport aux siennes, et mon estomac se tord de façon très particulière. C’est mignon. Mais je la sens trembler contre ma paume et je n’aime pas ça. « Rio ? Qu’est-ce que… » J’aime ça. J’aime éviter. J’aime fuir. Qu’on ne parle pas de moi, à tout prix, on m’a donné soudain un prétexte pour détourner l’attention. Je veux bien parler mille fois d’elle. Je ne suis pas du genre à aller écouter les problèmes des autres ou m’y intéresser, sauf pour les personnes qui me sont réellement proches.

Mais Rio n’est pas réellement proche. C’est ça qui est absurde. Seulement, le moment que nous venons de partager, là, j’ai l’impression que ça nous rapproche. Elle m’a vu à mon plus bas. A mon bas tout court. Je me suis confié, un minimum, à elle, même si je ne lui ai même pas dit pourquoi j’étais dans cet état ou quoi que ce soit à propos de mon état intérieur.

« Tu as l’air.. » quoi. Mal ? Stressée ? Perdue ? Je ne sais même pas. Je ne sais même pas. « Est-ce que j’ai fait quelque chose ? Dit quelque chose ? Tu veux.. tu veux peut-être partir. Je te retiens, avec mes histoires stupides, tu vois je ne pleure plus, j’ai mangé, tu peux repartir si tu veux.. Ton temps.. Je ne veux pas te prendre ton temps, je ne veux pas te voir dans cet état. Je t’ai fait pleurer et maintenant tu … Rio… » Il n’y avait que quand je parlais honnêtement, que je n’étais pas dans le jeu du gars parfait que les mots avaient tellement de mal à sortir de ma stupide bouche. Mon discours est décousu, je hais ça.


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Sam 29 Oct - 14:34

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Je ne veux pas le regarder. Par égoïsme. Mais aussi par peur. Peur que mes émotions dérapent. Je sais que je n’ai pas l’air bien. Que je sonne faux. Mes mains tremblantes me trahissent. Seul un idiot ne le remarquerait pas. Et rien ne semble lui échapper. Même malgré son mal être à lui. Je sursaute quand ses mains se posent sur les miennes. Je n’ose toujours pas le regarder. Je fixe avec intensité ses mains contre les miennes. Les yeux presque révulsés. Pour retenir les larmes qui se feraient une joie de couler.

J’ai chaud. Ce n’est pas le moment de penser ça. Pourtant. Le contact de ses paumes contre ma peau me procure une sensation de chaleur et de douceur. Mon estomac se serre mais ce n’est pas désagréable cette fois. Je me sens pitoyable. Et mes sentiments contradictoires ne m’aident pas. Je voudrais rester ainsi pour toujours. Tout comme je voudrais disparaitre, ne plus penser, me fondre dans le vent. Ses paroles ne font qu’accentuer ma confusion. Je garde encore et toujours la tête basse. Je sens accélérer les battements de mon cœur dans ma poitrine.

Comment pourrais-je lui dire ce qu’il se passe ? Écoute je t’aime alors si tu pouvais ne pas me traiter comme une enfant ou pire encore comme ta petite sœur. Ce serait super. Impossible. Ah. Mes pensées me sautent au visage. Comment ai-je fait pour ne pas m’en rendre compte plus tôt ? Je l’aime… Ce n’est pas le moment d’avoir ce genre de révélation. Là j’ai vraiment envie de fuir. Je veux m’enfermer dans mon appartement et ne plus jamais en ressortir. Mon cœur bat de plus en plus fort. Tellement que j’ai peur qu’Ichiro le sente. Je retire doucement mes mains. Je les sens soudainement gelées. Par réflexe je viens caresser le dos de ma main du bout des doigts.

«  Je suis désolée si j’agis bizarrement. Ce n'est pas de ta faute.» Je dis très sincèrement. Je dois trouver une parade pour ne pas continuer dans cette voie. J’ai trop peur de dire une bêtise. « C-C’est que je ne sais pas comment faire… » Je dis hésitante. «  J'ai eu peur pour toi. » Je rajoute d’une petite voix. Je me sens désolée de remuer le couteau dans la plaie. Mais je ne peux vraiment pas continuer à parler de moi. Je ne veux pas. Je suis terriblement égoïste. Pardonne-moi Ichiro.

Je suis partagée entre mon envie de fuir et celle de rester à ses côtés. Qu’il me dise que je peux partir me donne l’impression que ce serait l’abandonner. Et c’est tout sauf ce que je veux. J’ai rarement été aussi hésitante. La plupart du temps je sais ce que je veux. La plupart du temps je m’occupe des autres avant moi. « Dis pourquoi est-ce que tu pleurais ? » Je dis d’une petite voix et j’affronte enfin son regard.


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Dim 30 Oct - 9:39

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Une douleur vient se loger dans ma poitrine alors que je sens ses mains se libérer des miennes, presque avec empressement, ou tout du moins c'est ce que j'en ressens. Je panique un peu, intérieurement, sans que cela ne puisse se voir sur mon visage. Je sens mon cœur s'accélérer un peu. Qu'ai-je fait ? J'ai l'impression que c'est grave. Peut-être que je disproportionne tout, mais il y a forcément quelque chose qui ne va pas. Dans la logique des choses, dans l'addition des manifestations physiques sur son visage, son corps, et ce que je ressens dans la pièce. Je la regarde se caresser le dos de la main, et j'ai l'impression sûrement fausse qu'elle fait ça car j'étais en train de la toucher, peut-être par dégoût. Une sensation nauséeuse monte au fond de mon estomac.

Elle s'excuse. Elle dit que ce n'est pas moi. Seulement ça ne peut être que moi, je ne suis pas idiot. Peut-être qu'elle dit ça pour ne pas me faire du mal, je devrais l'apprécier, mais à la place je lui en veux. Elle sort encore deux bouts de phrase et je sens un petit poids se lever de ma poitrine, tout petit. Ce n'est pas que j'ai fait quelque chose, c'est que je.. suis quelque chose, que je montre quelque chose. Je ne sais pas si c'est mieux mais mon esprit est un peu plus organisé et clair sur la question. La culpabilité vient ronger mon échine alors que je reste parfaitement stoïque, mon cerveau s'agitant pour essayer de trouver un moyen de me racheter pour cette peur que je lui ai procuré malgré moi. Je suis idiot.

Et elle me pose la question. Je frémis à peine, et avant que mon cerveau ne puisse penser à ce que je devrais lui répondre, je l'arrête. Non. Je ne peux pas y repenser. Pas maintenant. Malgré toutes mes bonnes intentions et la confiance que j'ai en la capacité de contrôler mon esprit divagant, bien vite, le visage d'Anko revient dans mon esprit et je sens tout mon corps se refermer sur lui même. Je bouge légèrement la tête, espérant que ce petit mouvement m'aide à enlever ces images que je veux oublier, et qu'en même temps, je veux chérir à jamais. Je sens le désespoir présent avant que Rio n'entre surgir en une immense vague et je détourne le regard, cessant de regarder la jeune femme qui est à mes côtés.

Je suis presque énervé contre elle. Je n'ai pas envie d'en parler ! Pourquoi pose-t-elle la question ? Si.. Si j'avais voulu y penser.. le dire.. je l'aurais fait avant ! Des pensées de défense viennent dans mon esprit sans que je ne puisse les en empêcher : fait-elle exprès ? Tente-t-elle de me torturer ? Et mon cerveau vient à la rescousse pour rationaliser tout ça. Non. Rio n'a que de bonnes intentions. Toujours. Elle est inquiète, elle a peur, et elle pense sûrement que savoir l'aidera à me rassurer. Ça doit être ça.

Seulement je ne veux pas. Comment dire que je ne veux pas ? Aucun mot ne sort de ma bouche alors que je l'entrouvre et la referme continuellement.

« Elle me manque » dis-je finalement, essayant de contrôler les tremblements dans ma voix, ma gorge qui ne laisse passer qu'un mince filet d'air, mes yeux qui veulent devenir humides à nouveau. Je me hais. Je veux devenir un être dénué de toutes émotions. De toute douleur.


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Dim 30 Oct - 11:28

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Je m’en veux presque aussitôt que ces mots ont été prononcés. Je ne sais pas ce qui m’a pris. Je n’aurais pas dû et je le sais. Dès le départ je ne voulais pas le questionner sur le pourquoi de son mal être. Ce n’était pas le but. Je voulais juste être là pour lui. Sans faire étalage de ma curiosité. J’ai envie de me flageller. De me donner la pénitence. (Comme dans les films sur la religion catholique.) Qu’est-ce qui m’a pris ? La culpabilité vient me ronger presque automatiquement. Je voudrais me jeter à ses pieds pour m’excuser. Lui dire d’oublier. Qu’il n’a pas besoin de me répondre. Je suis vraiment trop bête. Et le silence qui suit ma question ne fait que me donner raison.

Je sens l’atmosphère dans la pièce s’alourdir de nouveau. Mes yeux le supplient de me pardonner mais Ichiro détourne le regard. Mon corps tout entier se tend. Je me fige. Ça y est, il m’en veut. Pendant quelques secondes je prends peur qu’il ne veuille plus me parler. Qu’il refuse mon aide ou même de me voir. Je me ressaisis. Ce n’est pas de ses sentiments à mon égard dont je dois me préoccuper mais de ce qu’il le rend dans tel état de désespoir. Je le sens désespéré. La même peur que tout à l’heure me prend aux tripes. Pourquoi Ichiro. Pourquoi ? Je ne veux pas te voir comme cela. Je refuse. Pourtant c’est moi qui l’ai replongé dans ses sombres émotions. Mes sentiments égoïstes se sont envolés. Je ne pense plus qu’à lui et à se mal qui le ronge. Ce mal que ma bêtise a ravivé. Si seulement je savais quoi faire. Je voudrais dire quelque chose mais ma gorge est sèche. Je sens de nouveau mes larmes poindre. Une fois de plus je me mords la joue pour les retenir. Je ne dois pas pleurer. Ce n’est pas réellement moi qui souffre.

Elle me manque. Cette petite phrase m’électrise. C’est comme s’il n’était pas avec moi. Il est absent. Je ne comprends rien. De quoi parle-t-il ? Mon cerveau refuse de faire le lien entre l’absence hypothétique d’une femme dans la vie d’Ichiro et le défilé incessant d’autres femmes chez lui. Comme pour oublier. Non je ne veux pas faire le parallèle. Parce que ce n’est pas le moment. Parce que ce que je peux ressentir n’a pas d’importance pour le moment.

J’entrouvre la bouge mais aucun son ne sort. Je ne peux rien dire. Je ne sais pas quoi dire. Mon corps tout entier tremble. Je suis tellement désolée. J’ai envie de le serrer fort contre moi. De le cajoler. De lui susurrer des mots doux à l’oreille. Je veux le rassurer. Et pour cette fois je décide d’écouter mon instinct. Je m’approche tout doucement. Comme si Ichiro était un petit animal apeuré prêt à fuir au moindre mouvement brusque. Je passe mes bras dans son dos et vient le serrer avec une délicatesse que je me connaissais pas. Je pose ma joue contre son torse. Tout doucement je viens faire des cercles dans son dos. Je ne dis rien parce que je n’en sens pas l’utilité.


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Mar 1 Nov - 19:08

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Je ne sais pas le poids de mes mots. Je ne sais même pas s'ils sont réellement sortis d'entre mes lèvres, ou si mon esprit n'a fait que le penser. C'est vrai, elle me manque. À en crever. Si je croyais.. à un endroit après la mort, où nous pourrions nous retrouver, sûrement que je le fais. Mais je pense savoir ce qu'il y a après : le rien. Le néant. Cela me terrifie. Ce n'est pas qu'elle est partie dans un autre pays et que je ne peux pas lui parler. C'est qu'elle n'existe plus. Elle n'existe que dans les notes manuscrites qu'il me reste d'elle, les cadeaux qu'elle m'a offert, son odeur imprimée dans une écharpe qui depuis longtemps ne doit plus sentir que moi. Dans son appartement, dans son nom dans la bouche de nos amis en commun, dans mes souvenirs. Dans mes souvenirs. J'ai presque envie de prendre une de ces pilules magiques, une de celles qu'on enfourne dans la bouche pour pouvoir oublier une partie en particulier. J'ai envie de l'oublier et en même temps, j'ai envie de passer le restant de mes jours à chérir son souvenir. Ne pas oublier son visage. C'est ça dont j'ai peur. Je ne veux pas me reposer sur des photos, des vidéos. Je veux sentir chacun de ses traits sous mon doigt, quand je l'imagine dans mon esprit. Je veux me rappeler du parfum de ses cheveux, de la douceur de sa peau, je veux me rappeler de tout. Et dès qu'une petite chose m'échappe, je deviens fou.

Un tourbillon de pensées vient me reprendre à nouveau et je semble totalement déconnecté de la réalité. Je peux vivre dans mes pensées, non ? Dans mes rêves. Il n'y a plus que là qu'elle est, à présent. Demander de se faire mettre dans un coma artificiel, au moins je ne souffrirai pas. Quel idiot. J'ai envie de cogner le mur jusqu'à sentir le sang couler sur mes jointures. Et alors que je sens déjà ma main se refermer en un poing si serré que mes ongles commencent à entamer ma peau, je sens des bras m'entourer. Anko ?

Non, ce n'est pas Anko. Je suis encore dans mon appartement. Je suis encore mal, je le sens à chacun de mes muscles endoloris, je le sens à mon estomac qui remue et à mes yeux qui veulent se refermer à tout prix. C'est.. C'est Rio qui est contre moi. Anko. Rio. Ça rime. Cette pensée absurde me donne envie de pleurer à nouveau. Elle est douce, si douce. J'ai envie de pleurer contre elle mais je me retiens, je ne peux pas la laisser me voir comme ça à nouveau. Je ne peux pas la perdre elle aussi.

Je me laisse faire. Je ne bouge pas. Je ne dis pas un mot. Ma respiration s'apaise, jusqu'à devenir imperceptible. Je profite du silence environnant. Je ferme les paupières, agressé par la lampe au plafond et me concentre sur ma respiration. Une de mes mains vient passer sur la nuque de Rio, remonter entre ses cheveux. Ils sont doux. Ils sentent bon. Pas comme ceux d'Anko. Mais c'est agréable, c'est agréable, elle est là, elle ne va pas partir.. L'idée qu'elle puisse quitter mes bras devient effrayante et j'en viens à m'accrocher à elle par peur de couler.

Au bout d'un long moment.. Plus d'une dizaine de minutes, dans un silence des plus total, je me force à ouvrir les lèvres. Notre position reste la même. Ma voix ne tremble pas, mes yeux ne sont pas humides. Je me suis à nouveau détaché de tout ça, et je ne veux pas y retourner. « Je te le dois non ? Je te le dois. Pour tout ce que tu me donnes.. Et tout ce que je te prends là... » dis-je en soupirant. Je pose mon nez sur le haut de sa tête et inspire. « Anko. Je t'ai déjà parlé d'Anko ? Non.. Sûrement pas.. Avant d'habiter ici, j'habitais avec elle. C'est pour ça que je suis arrivé dans cet immeuble. On s'est.. séparés. Anko, et moi. Mais ce n'est pas pour ça. Ce n'est pas ça exactement » Un petit rire nerveux sort de mes lèvres « Elle est.. Elle a eu un accident. Cela fait des mois qu'on était plus ensemble. Je savais.. Je savais qu'on reviendrait l'un vers l'autre. On s'est revus. Plusieurs fois. Et il y a eu le tremblement de terre, et… Elle est.. » Je ne peux pas dire le mot, alors je décide de ne pas le faire. Non. Je ne peux pas le dire, la réalité n'en est que trop douloureuse. « Je ne pourrai plus jamais la revoir. Elle était ma personne. Ma seule personne. Et c'est fini. »


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make me live again?
je t'ai cherchée partout, même ailleurs. je t'ai trouvée, où que tu sois, je m'endors dans tes regards. même sans toi, je ne serai plus jamais seul, puisque tu existes quelque part •• ALASKA (marc levy)

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Sam 5 Nov - 16:46

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tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man, boy. but for now it’s time to run.

Il fait chaud. Je me sens bien. Nos bras forment un cocon autour de nos deux corps. Je pourrais rester comme ça pour toujours. Dans les bras d'Ichiro. Cette pensée ne m'arrache aucun rougissement ni ne fait accélérer mon cœur. Je n'en ressens pas l'utilité. Je ferme les yeux et soupire en silence. Un soupire de contentement. Mon oreille collée contre sa poitrine, je peux entendre les battements du cœur d'Ichiro. J'écoute son rythme cardiaque ralentir, s'apaiser. Je souris contre sa chemise. Pour la première fois je me sens spéciale aux yeux d'Ichiro. Sa main remonte dans ma nuque jusque dans mes cheveux m'arrachant un frisson dans toute la colonne vertébrale. Ça y est. Je rougis. Par réflexe je resserre ma prise sur lui. Distraitement je hume son odeur. Son parfum naturel est toujours mêlé à une légère odeur de désinfectant. Ce garçon sent l’hôpital. Ce n’est pas une chose que l’on remarque facilement. Pourtant depuis que je m’intéresse à Ichiro, je ne peux m’empêcher de remarquer cette fragrance aseptisée. J’aime bien. Ça a un côté rassurant. J'ai la douce impression d'être dans un rêve. Un songe trop beau pour être vrai. Et si j'ouvre les yeux ce délicieux rêve va disparaître. Les minutes passent sans que l'un de nous deux ne bouge. Je garde les yeux fermés, bercée par les battements de son cœur. Je ne veux pas partir. Jamais. Je ne fais pas attention aux fourmis dans mes jambes. C'est une première, moi qui n'arrive d'habitude pas à rester en place. Mais pour l'instant le reste n'a pas d'importance.

J'ai un mauvais pressentiment quand il prononce le nom d'une femme. Et moi qui ne voulais pas faire ce lien si évident. C'est pourtant moi qui l'ai poussé à me parler. Parce qu'au fond je veux savoir. Je veux qu'il se taise. Je ne veux pas entendre un mot de plus. Je refuse. Je t'en supplie Ichiro tais toi. Mon cœur hurle. Se déchire. Ma gorge se serre. Je suffoque. Ma respiration se fait rare. Je resserre encore ma prise sur Ichiro. J'ai l'impression que je vais tomber dans un puits sans fond si je le lâche. Le visage enfouie dans sa chemise je me fais violence pour contrôler mes émotions. Son parfum qui m'était si agréable devient insupportable et me donne la nausée. Ce n’est pas le moment de trembler ni de pleurer. Je pourrais fondre en larmes une fois de retour dans mon studio. Pas avant. Mais c'est tellement dur. Pas avant. C'est une promesse que je me fais à moi-même. Tu pourras pleurer toutes les larmes de ton corps à la maison.

Je ne dois pas réfléchir à ses paroles. Je ne dois pas essayer. Je le ferais quand j'aurais traversé le palier. J’ai envie de pleurer parce qu’il est triste mais aussi pour moi. Pauvre chose dont tous les rêves, tous les espoirs viennent d’être réduits à néant. Je sais que je dois dire quelque chose. Je ne me vois pas m’excuser. Les gens normaux le font pourtant. Ils parlent de condoléances, de courage. Disent que la vie continue. Mais ça n’a pas de sens. Personne ayant perdu un proche ne veut réellement entendre ça parce que ça ne changera rien. Tout ce que l’on peut faire c’est attendre. Rester là et panser en silence les blessures des autres. C’est tout ce que je sais faire. Habituellement je pleure pour les autres et après je blague dans l’espoir d’alléger le cœur des gens. Je ne m’en sens pas la force. « Tant que tu es là rien n’est fini. » Ma voix ne tremble pas.

Le rêve a volé en éclat et ne pourra jamais revenir.



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Sam 5 Nov - 22:20

crazy little thing called love

tomorrow is another day and you won’t have to hide away. you’ll be a man, boy. but for now it’s time to run.

Je n'ai pas envie de lui raconter des choses déprimantes. Je n'ai pas envie de lui partager ma souffrance, j'ai envie de garder tout ça pour moi. Je ne suis qu'un égoïste au final. Pourquoi est-ce que je n'ai pas pu juste lui sourire et faire semblant ? Je sais bien le faire, la plupart du temps. Mais là, encore une fois, la faiblesse m'a pris en vague. Une idiote envie de pouvoir dire ces mots, au moins avec quelqu'un. En vérité, je n'ai parlé à personne d'Anko. Personne. Les gens se demandent pourquoi je déprimé. Ils pensent que quelque chose s'est cassé dans mon cerveau. Oui. Quelque chose a cédé, mais pas à cet endroit là, et pas pour rien.

Je la mets dans une horrible situation. J'en suis conscient. Ou peut-être est-ce parce que je suis handicapé social, que je n'arrive pas à penser à une seule chose qu'elle pourrait dire. Pourtant, depuis qu'elle a passé la porte, Rio est tout à fait parfaite. Elle parle quand elle le doit, et elle se tait quand elle sent que son corps peut mieux l'exprimer. Peut-être que.. Je n'aurais pas préféré cette question, mais il y a un certain soulagement, un certain allègement de mes épaules. Stupide égoïste, encore une fois. Ne penser qu'à décharger sa peine.

Des mots sortent de sa bouche et je suis surpris. Les gens s'excusent de choses dont ils ne sont même pas responsables, d'habitude. Ils ont pitié. Mais elle ne fait aucune de ces deux choses et je sens un immense sentiment de gratitude venir prendre part de moi. Je me serre encore plus à elle, si c'est possible, car j'ai l'impression que nous nous étouffons l'un l'autre. « Tu resteras avec moi ? » je finis par dire à mi voix, au bout d'un long moment de silence. C'est quelque chose qui s'impose comme une évidence dans mon esprit : elle ne doit pas partir, pas m'abandonner, j'ai besoin d'elle pour me relever.

C'est encore un « moi moi moi », mais je m'en fiche, je le dis. Elle peut dire non et partir, me laisser, faire ses choix, je ne lui en voudrai pas. Mais j'ai envie de cette chaleur. J'ai envie de cette odeur. De cette douceur, cette affection qu'elle peut m'exprimer. Je ne sais pas pourquoi elle fait autant d'efforts avec moi, pourquoi elle reste encore, alors je dois m'y accrocher, non ? A la seule personne qui.. me semble-t-il dans cette vie, veut encore de moi. Je me trouve immensément idiot.

Je me détache légèrement d'elle parce que je veux pouvoir la regarder dans les yeux. C'est malsain, mais mon cerveau a compris le message et a déjà accroché l'ancre. Sans elle, je n'y arriverai pas, c'est ce qui se répète inlassablement à l'intérieur de mon esprit. Un dernier soupçon d'espoir.


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je t'ai cherchée partout, même ailleurs. je t'ai trouvée, où que tu sois, je m'endors dans tes regards. même sans toi, je ne serai plus jamais seul, puisque tu existes quelque part •• ALASKA (marc levy)

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