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 alone // with you (ft chisaki)

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Yū Miuna
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SAILOR MOON
for love and justice, the pretty sailor suited soldier Sailor Moon ! in the name of the moon I will punish you !

SILENCE
elle vous demande si la terre est l'enfer, et que si c'est le cas, la mort serait-elle en réalité la vie.


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Lun 24 Oct - 18:54





lifeforms,
Ces accès de malheur qui sont de la folie à tous les yeux, semblent faire de moi un être à part.


TENUE.
Par hasard.
Elle l’avait appelée, nom doré parmi les contacts gris de son répertoire neuf. Par hasard, elle était celle dont le nom réchauffa le cœur. Eru Chisaki. Et si leur dernière rencontre remontait à un mois, il lui semblait à elle, Miuna, ne pas avoir vu Chisaki depuis plusieurs mois, depuis l’internement, depuis l’annonce. Sous prétexte de boire le thé ensemble, elle l’invita chez elle. Dans la demeure vide et froide qu’elle s’apprêtait à quitter.
Chisaki était le prolongement de Yoshi.
Depuis toujours, Miuna percevait Chisaki comme une personne si proche de Yoshi qu’elle ne pouvait qu’être sa version féminine. Elle ne savait prendre en compte la personnalité absolument différente de la sœur de feu Yoshi ; Miuna ne voyait pas en Chisaki ce que cette dernière aurait voulu lui montrer. Miuna voyait une autre personne. S’imaginait une autre personne. Alors qu’en réalité, les seules choses qu’avaient Chisaki et Yoshi en commun étaient cet attachement profond pour Miuna, cet instinct protecteur, ce regard chaleureux, cette incapacité à refuser.
Alors Chisaki s’était sûrement mise en route.
Et Miuna attendait, les jambes croisées, dans le salon trop éclairé. Sur son papier à grains, elle traçait des lignes noires. Le soleil fut chassé par un drap étoilé ; le personnel quittait la maison petit à petit. Miuna demeurait, dans l’immense salon, poupée parfumée dans sa robe immaculée. Ce n’est qu’une fois l’endroit parfaitement vide de vie, calme et propre que Miuna laissa son dessin inachevé pour allumer une bouilloire et sortir son service à thé.
Puis la mélodie retentit. Il fallut ouvrir la porte, laisser Chisaki se défaire de son manteau pour s’autoriser une étreinte de retrouvailles. Ses os n’étaient plus saillants, son corps avait retrouver une température normale, son visage n’était plus émacié et l’on voyait ses joues rosir lorsqu’elle approchait les d’autres sources chaudes.
« Merci d’être venue … je ne savais pas qui appeler … j’avais peur d’être seule … et je voulais te remercier d’avoir été là pour moi … » s’excusa-t-elle en l’invitant à la suivre dans la cuisine. Il lui était en réalité impossible d’expliquer pourquoi. Pourquoi l’inviter maintenant. Pourquoi pas plus tard ? Pourquoi pas d’autres ? Pourquoi juste Chisaki ? Chisaki n’avait jamais eu d’impact réel sur la vie de Miuna. Et pourtant, elle était là, première choisie. Et Miuna persuadée de ne pas s’être trompée de personne. « Tu vas bien … » demanda-t-elle d’un ton monotone qui ne lui ressemblait pas autrefois.  Ses phrases ne prenaient vie que rarement, depuis l’internement. Tout avait perdu de sa couleur, Miuna se sentait fade, cela se ressentait dans ses intonations maladroites ou inexistantes.
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DISPARAÎTRE COMME UN ÉCHO
j'ai encore frôlé la vie, en imaginant un monde sans ces êtres qui se disent humain. c'était comme si on sortait ma tête de l'eau, d'une eau noire, trouble, visqueuse.


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Lun 24 Oct - 23:22





lifeforms,
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TENUE.
Elle avait l’impression d’être dans une obscurité constante, qu’aucune lueur du soleil ou éclat aveuglant de néon coloré ne semblait changer. Son coeur s’était assombrie, tout comme sa vision du monde et Chisaki avait arrêté de se battre, d’espérer quelque chose de meilleur. Lorsque leurs vies se sont arrêtées, la sienne également. Et peut-être est-ce là, la tragédie de la chose, d’abandonner, de baisser les bras parce qu’on ne croit plus en rien. Mais maintenant, personne n’était là pour la tirer vers le haut, il n’y avait plus qu’elle, et ce n’était pas suffisant, ça ne l’avait jamais été.
Puis, il y a des jours où Chisaki a l’impression d’aperçevoir de la lumière, comme si elle était au fond d’un puit et qu’elle levait les yeux pour aperçevoir ce petit trou de lumière, et même s’il apparaît comme lointain, elle sait qu’il est là, et rien qu’avec ça, Chisaki revient légèrement à la vie. Sa lueur, elle porte le nom de Miuna. Elle l’appelle, elle a besoin d’elle alors Chisaki laisse tout tomber pour se rendre aux côtés de la jolie jeune femme aux allures de poupée de porcelaine.
Pour d’autres, cette loyauté envers Miuna pouvait apparaître comme stupide mais pour Chisaki, c’était une bouée de sauvetage, quelque chose à quoi se raccrocher lorsqu’elle a l’impression que chaque jour, elle perd pied, elle se noie et ne sait pas si elle préfère s’accrocher à la vie ou se laisser avaler par les abysses.
Parce que Miuna est cette touche de pureté, de bonté dont Chisaki a besoin pour ne pas finir folle, pour ne pas croire que le monde est sale et vulgaire, comme elle.
Puis elle se rend compte que peut-être, elle a tort, lorsqu’elle voit Miuna mais qu’elle n’est pas la même qu’autrefois, elle n’a pas la même lueur dans ses yeux comme la Miuna pour qui Chisaki était tombée amoureuse.
Chisaki offre à la jeune femme un sourire chaleureux, le genre de sourire qu’elle ne réserve que pour elle, parce qu’à part Miuna, à qui peut-elle offrir son sourire? “Ne t’en fais pas…tu n’as pas à t’excuser, je suis toujours là pour toi.” C’est sincère, même un peu trop parce que Chisaki sait que quoiqu’il arrive, elle sera toujours là pour Miuna, que ça lui fasse mal ou non.
Crac. Le son de son coeur qui se brise un peu plus lorsqu’elle entend la voix de Miuna, sans chaleur, sans rien, comme si la présence de Chisaki ne l’affectait pas.
Non, je veux que tu me regardes et que tu me vois moi, regarde-moi! “Oui…j’essaie de m’habituer à…”
Chisaki lève les yeux, elle essaie de voir les émotions de Miuna, elle n’ose pas prononcer certains mots, de peur de la perdre à nouveau. “Et toi? Je suis désolée de ne pas avoir pris plus souvent de tes nouvelles…”
Puis doucement, elle s’approche de Miuna et lui prend une main, la serrant légèrement. “Dis-moi que tu vas bien…”

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Yū Miuna
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Dim 30 Oct - 13:45





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TENUE.
Miuna était aveuglée par cette solitude qui lui semblait abstraite, inexistante. Amie de ceux qui l’entoure mais qui était, en vérité, la personne qui l’aiderait à ne plus se sentir entourée de corps faisant les cent pas autour de son périmètre de sécurité. Elle tremblait dès qu’une main l’effleurait et ces contacts réduits l’éloignaient de ceux qu’elle voudrait pouvoir prendre dans ses bras. Où était Seto, où était Ayaka, où était Hiro ? Elle les avait enfermés dans une case de son cœur dissimulée, ils étaient sa famille et Miuna entretenait ainsi cette phobie maladive de repousser ceux qu’elle aimait avec ses pleurnicheries de gamine mal préparée pour ce monde trop dur. Car Miuna était trop douce et personne ne lui avait dit avant, il lui avait fallu se heurter à des murs que d’autres aurait su éviter. Où peut-être aurait-il simplement fallu lui apprendre à encaisser les coups, les collisions contre le bitume grisâtre de la vie hors-château.
Et cette main qui pressait la sienne avec légèreté faisait battre son cœur plus fort. Pourtant sa conscience lui criait qu’elle était horreur pour Chisaki qui, cœur entre les dents, venait déposer dans la gueule de l’âme meurtrie, sa flamme. Miuna n’en voulait pas. Mais Miuna savait que celle qui, en face, regardait à travers ses yeux éteints, nourrissait sa flamme par la pureté, l’innocence, les regards candides et Miuna enviait ces regards qu’elle avait perdus. Perdus avec Yoshi.
« Je vais bien. » elle esquissa un sourire, son plus beau depuis l’hôpital, son plus sincère. Miuna se sentait bien. Elle avait chaud, elle voulait aller de l’avant, et bien qu’elle ne sache comment retirer cette image de Yoshi qu’elle voyait à travers la précieuse Chisaki, elle voulait Chisaki à ses côtés, pour l’aider, pour s’enlacer, pour aller mieux. Car Chisaki était pour Miuna ce qu’aucune présence féminine n’a su être ; une personne vers qui tourner son regard perdu.
Miuna voulait seulement se faire une image concrète de Chisaki, pour ce qu’elle était et non une poupée à travers laquelle Yoshi s’exprimait –ce qu’elle n’était que dans les songes brouillés de Miuna, incapable d’accepter non seulement sa disparition mais également incapable d’accepter son départ trop soudain, jamais annoncé, de la Corée.
Le 16 mai Yoshi est mort. Miuna ne le sait pas, elle est en Corée.
Le 16 mai, Miuna rencontre Min Ho.
Elle eut soudainement mal au cœur. Et sa main se resserra fort sur celle de Chisaki –avait-elle tué Yoshi en tombant amoureuse d’un autre ? Avait-elle provoqué un mal comme celui qu’elle subissait à ce moment dans le cœur de son meilleur ami, une douleur l’ayant conduit à sa mort ? Était-elle amoureuse de Min Ho ? Avait-elle été amoureuse de Yoshi ? Et Chisaki, qu’était-elle ? Sa vie a été détruite par la disparition de sa famille. Miuna le savait, elle voyait, dans ces yeux qu’elle avant tant vus étant petite, quelque chose avait disparu. Un joyau au fond des yeux de Chisaki avait été volé par ce tremblement de terre meurtrier. Et elle avait chuté ; désormais, comme Miuna, elle se contentait de survivre. Et pour cela, Miuna se sentait en parfaite union avec elle. Pendant des heures elle pourrait rester auprès d’elle sans dire un mot et Chisaki ne ressentirait pas la moindre gêne s’installer. Tout irait pour le mieux car Chisaki comprenait. Elle ne savait ni les cauchemars ni les noirceurs qui plongeait Miuna dans des ténèbres sans fin lorsque la nuit venait, mais elle savait les chasser par sa présence apaisante.
Est-ce qu’un jour, comme Yoshi l’avait fait, Chisaki trouverait que leur amitié est absurde ? Car leurs mondes diffèrent trop.
« Je vais déménager, m’installer à Chiyoda. » elle défit sa main de celle de Chisaki et la joignit à l’autre. « Rester ici … je fais des cauchemars toutes les nuits. » elle évita le regard de son amie et replaça nerveusement ses cheveux. « Si je t’ai appelée c’est parce que … je suis seule et j’ai peur et t’es la seule personne qui sait me faire aller mieux … » elle regarda ses mains et dit d’un ton plus bas : « … sans savoir ce qui m’a fait chuter. »
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