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 blood sweat &tears (romeo)

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Jeu 27 Oct - 16:29

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il a refusé de le prendre avec lui. tu te vois encore, assis à ta propre table aux côtés de ton père ; le téléphone entre les mains, le haut-parleur... et cet inconnu au bout du fil devenu utopique -homme pour qui ta propre mère vous a abandonné, toi et ton modèle de vie alors que tu n'avais qu'une semaine à peine. lorsqu'il a refusé, catégoriquement de prendre la garde de son propre enfant, tu n'as pas su quoi répondre. tu es resté choqué face à ton écran allumé, fixant le numéro affiché. tu as marqué un blanc, qui t'avait semblé dépourvu de sens. tu n'y croyais tout bonnement pas. ton père était resté de marbre face à cette situation, silencieux... parce qu'il n'avait rien à dire. tout te revenait... tout : parce que tu étais désormais sa seule famille. mais tout était de ta faute, n'est-ce pas ? tu as refusé de sauver une vie, assumes-en les conséquences. tu espères juste qu'il n'a rien entendu et qu'il se contentera de ta présence à l'avenir, même si tu sais très bien que tout cela sera bien trop délicat pour pouvoir juger quoi que se soit maintenant.

ton père se lève et tu le suis dans son mouvement, posant ton téléphone désormais éteint. tu es chamboulé -beaucoup plus que de l'avoir tué elle et d'avoir bafoué sa mémoire en ne te montrant pas lors de son enterrement (choix personnel qui a été respecté de tous). tu soupires légèrement, passant une main sur ton visage, celle-ci rejoignant t'es cheveux. tu es perdu et pourtant, tu sais très bien ce qu'il te reste à faire. -oui isao. ce n'est qu'un gamin de dix-huit ans, perdu dans un pays qui n'est même pas le siens. ton père te regarde. il sait ce que tu as en tête et affiche un léger sourire, il hoche la tête... comment peut-il lire en toi avec autant de facilité ? une petite moue sur ton visage avant de reprendre un air sérieux : tu dois lui dire que tu quittes la maison... habitude qu'il faudra sûrement installer avec le temps. mais tu n'es pas prêt. montant les escaliers, tu te rends au second étage -où tu l'as laissé pour la dernière fois. tu toc doucereusement contre le bois de la porte avant d'ouvrir, légèrement. romeo... je dois sortir un petit moment. si tu as besoins de quoi que se soit tu te sers... hiroki ne rentrera pas tard. tu marques un blanc... tu le regardes. est-ce qu'il t'accepteras un jour ? à tout à l'heure. tu te retournes, fermant la porte sans regarder ne serait-ce encore une fois sa chambre. -tu te retrouves grand frère du jour au lendemain. tu vas te retrouver père d'une même manière. tuteur que tu lui infligera pour qu'il ne soit pas seul. parce que tu refuses de le placer quelque part, de le renvoyer dans votre pays natal pour qu'il se retrouve livré à lui-même.

(...) 23:12 tu sors enfin du cabinet de ton père -tu as rencontré le juge qui te nommera comme son légal représentant. vous avez discutez. il t'a tout expliqué et les montagnes de papier qui t'attendent sont déjà à moitié remplies. tu as préféré tout laissé dans le bureau de ton paternel, tu feras tout cela avec lui. (...) tu passes la porte de ton appartement (calme) et tu viens saluer comme à ton habitude l'homme qui partage ta vie depuis un moment déjà (indirectement). puis tu montes (encore) au second. où tu espères le retrouver en meilleur état (mais tu sais que ce ne sera pas le cas). tu toc, d'une même manière -qui t'es propre. et tu ouvres... pour trouver là, une chambre vide. romeo?
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Jeu 27 Oct - 17:55

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Romeo avait le don d'être au mauvais endroit, au mauvais moment. Au final, est-ce que les choses auraient été différentes s'il n'avait pas malencontreusement été spectateur de cet appel téléphonique ? Certainement pas. Ce n'était pas comme s'il avait prévu de crécher ici éternellement. La seule différence, c'est qu'il aurait davantage réfléchi avant de quitter cette baraque dans laquelle il ne se sentait définitivement pas à l'aise, malgré tous les efforts déployés par Isao.

Pouvait-il toujours parler d'effort cela dit ? Après ce qu'il avait entendu ? Bien sûr que non, il mettait toute cette "gentillesse" sur le compte de l’hypocrisie dorénavant. Il n'était pourtant pas plus fâché contre Isao qu'avant. Qu'il ne veuille pas d'un gosse de 18 ans à sa charge, c'était parfaitement compréhensible. Et c'est ainsi qu'il décida de ne pas rester une seconde de plus, le sentiment d'être de trop devenant beaucoup trop étouffant.

Comme à son habitude, Isao avait tout de même tenu à le prévenir qu'il sortait. Il était entrer dans "sa chambre", après l'avoir aleter de sa présence en toquant à la porte. S'il aurait pu apprécier cette marque de politesse dans d'autre circonstance, Romeo resta particulièrement indifférent. Il n'avait d'ailleurs pas levé une seule seconde la tête du livre dans lequel il s'était plongé quelques secondes plus tôt. « Romeo... je dois sortir un petit moment. si tu as besoins de quoi que ce soit tu te sers... hiroki ne rentrera pas tard ». Cette suite de mot lui était bien évidemment parvenu, sans pour autant prendre un quelconque sens au sein de son esprit. Il avait davantage la sensation d'être spectateur de cette scène, de la regarder sans jamais en être véritablement l'acteur, comme si ce n'était pas réellement lui qui se retrouvait dans cette position dérangeante. Le gosse qu'on essayait de refiler à un adulte, en vain.

« à tout à l'heure ». L'ironie de cette phrase décocha un bref sourire à Romeo, qui tourna dans les mêmes temps la page de son livre. Une fois le concerné partit, il prit le temps de se vêtir un peu plus chaudement et patienta. Il n'avait pas envie de descendre et de prendre le risque de le croiser. Bien qu'il n'avait aucune explication à donner et que tout était parfaitement clair, il préféra laisser un petit mot, qu'il déposa soigneusement sur son lit fait : "t'embête pas pour moi". Se munissant d'un tote bag ensuite, il fourra dedans les deux derniers livres qu'il avait emprunter à la bibliothèque puis il quitta cette chambre, puis cet appartement sans un seul regret.

L'air frais de l'extérieur lui rappela à quel point il était finalement bien, vautré sur le lit. Toutefois, le simple fait de s'imaginer y retourner l'horripilait. Alors après avoir marcher de longues minutes sans destination précise, il décida de se rendre à la bibliothèque malgré l'heure tardive, pour profiter de la chaleur qu'offrait le lieu mais aussi pour poursuivre sa lecture, comme si rien ne s'était produit.

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Jeu 27 Oct - 18:30

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tu regardes cette pièce comme la dernière chose que tu aurais voulu voir au monde. tu t'avances lentement, ouvrant un peu plus la porte... et tu sens l'oppression te venir. ton ventre se serre. ton cœur se brise, tout en attrapant le bout de papier déposé sur le lit fait.  "t'embête pas pour moi". tu fixes les lettres maladroites. tu n'as pas fait tout cela pour le perdre maintenant. (...) tu dévales les escaliers, ne prenant même pas la peine de regarder ton amant dans le salon, traversant la pièce à vive allure. tu sors, la porte claque et tu cours, encore. quand on y pense, tu n'avais même pas quitter t'es chaussures. parce que tu étais pressé de retrouver ta chaire -ton sang qui ne t'acceptera sûrement jamais, pour lui dire que tu feras ton possible pour qu'il se sente bien, avec toi. pour lui dire que tu te battras pour lui (ce que tu n'as pas fait pour votre mère), que tu l'aimeras (au contraire de cette salope), que tu veilleras sur lui.

tu cours. tu ne fait que ça -tu l'appelles aussi, à travers les ruelles vides par cette heure tardives. le stresse te tiens, les nerfs te font avancer, la peur tétanise ton esprit. tu te demandes où il est. ce qu'il fait. s'il va bien. -il doit avoir froid. il doit avoir faim. il est seul. dans ces rues qui lui sont inconnues. et les larmes te viennes, parce que tu n'arrives pas à le trouver. mais tu ne cesses de poursuivre t'es recherches. les talons de t'es chaussures italiennes résonnent -comme le glas que t'es tympans t'imposent. le souffle court, tu t'arrêtes. cela fait désormais une demi-heure (déjà) que tu cours sans relâche. t'es jambes ne veulent pas continuer, ta volonté les forcera à poursuivre. mais tu attrapes ton téléphone (les yeux vitreux) ; tu essaies de retrouver ton souffle (impossible). tu appelles ton père, reprenant ta course tout en lui parlant.  p-papa, romeo, il est partit ! il a laissé un mot, s-sur le lit. p-papa je sais pas quoi faire, j'arrive p-pas à le trouver. il ne connait ni le quartier, ni le pays. p-papa, aide moi tu articules comme tu le peux à travers t'es pas trop rapide -course intrépide. il te rassure (il essaie), il s'occupe de prévenir les flics. mais ça, tu t'en tapes (putain). toi, tout ce que tu souhaites c'est de le retrouver. de voir qu'il va bien. malgré sa haine envers toi -toi, tu ne peux pas t'empêcher de l'aimer.

tu ne cesses pas de l'appeler. -une heure et demi que tu cours. t'es poumons te supplient de t'arrêter. tu ralentis la cadence, petit à petit. ta main s'appuie par réflexe contre le mur à t'es côtés ; tu souffres. et alors ? lui aussi, à souffert. à cause de toi. à cause de t'es décisions trop dures. il était aussi en jeu. tu ne l'as même pas pris en compte à cause de ta haine -aveuglé par la rancœur -réfléchis isao. (...) la panique te prend, tu regardes autour de toi, faisant un tour sur toi-même. (tu sembles encore plus paumé que ton cadet, à cet instant). et t'es yeux se rivent sur un bâtiment public ouvert malgré l'heure. tu y as passé énormément de temps, à l'intérieur. la bibliothèque. tu traverse (sans regarder, tu t'en fou), tu trottines rapidement jusqu'à l'entrée -impatient devant les portes automatiques ; tu presses le pas. la jeune femme à l'accueil doit voir ton air paniqué (ton teint blême et t'es yeux humides) car elle cesse alors toute activité. l'endroit est désert. il n y a personne. tu lui demande si elle n'a pas vu ton protégé, tu lui décris rapidement, comme tu le peux, entre deux souffles. tu ne l'as toujours pas repris, d'ailleurs. elle finit par te dire que cette description lui fait penser à quelqu'un, qu'il se trouve tout au fond, derrière les étagères, sur l'une des tables.

et tu pries alors en cet instant qu'il s'agisse de lui. tu ferais n'importe quoi, pour le voir lui et pas un autre. tu ferais tout. - oui. tu marches vite, t'es poings sont serrés. et dans ta main droite, le papier chiffonné ; tu ne l'as pas lâché, depuis que tu as lu ces lignes. un dernier pas et ton corps pivote pour se retrouver face à la table. et ton cœur manque un battement (peut-être même un second).  romeo... tout à l'intérieur de toi se relâche (la pression, la peur, l'appréhension, le stresse), tu t'approches lentement, tu as envie de le frapper, de l'insulter. mais rien de tout cela ne s'échappe, si ce n'était seulement t'es larmes, qui coulent seules. par le soulagement, par le bonheur -de l'avoir retrouvé et de le voir sauf. au final, c'est plus fort que toi. tu le prends dans t'es bras (penché, légèrement), le serrant -fort, contre toi. ton amour se ressent au travers de ce geste familier. -fraternel. pourquoi t'es partis comme ça... les perles salées ne cessent de se montrer. tu sais très bien pour quoi est-ce qu'il c'est enfuit. romeo je veux pas qu'tu partes. -je sais, que tu as tout entendu. je suis désolé... je suis désolé... tu t'excuses pour son père. mais pourquoi ? tu n'y peux rien. pour une fois, tu n'es pas fautif. je vais prendre soin d'toi romeo. j'ai déjà fait tous les papiers, demain. demain tu auras une maison. tu auras une vie. pas celle que tu as souhaité -je le sais, mais je ferais tout pour que tu te sentes bien... -romeo pardonne moi. mais te pardonner pour quoi isao ? -tout ? tu sais très bien que c'est impossible. je ne te demanderais qu'une seule chose romeo -pas de m'aimer. mais me fait plus jamais un truc comme ça... tu le sers encore un peu plus. tu as peur, qu'il s'en aille encore. une nouvelle fois. et qu'il soit en danger.
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Jeu 27 Oct - 20:11

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Le calme, le silence, la chaleur qui règnent sur les lieux ; toutes les conditions sont bonnes pour que Romeo s'adonne à l'une de ses occupations préférées : lire. Il ne pouvait toutefois s'empêcher d'imaginer la scène : Isao rentrant à la maison et découvrant le mot disposé sur le lit que son demi-frère avait auparavant occupé, le temps de quelques nuits. Comment allait-il réagir ? Le soulagement serait-il flagrant sur son visage ? Lâcherait-il un "bon débarras" avant de retourner sagement à ses occupations ? Ce scénario lui semblait être le plus adéquat, et finalement, cette pensée ne fit que confirmer qu'il avait fait le bon choix en s'en allant. Au moins, il était parti la tête haute et Isao n'aurait pas à s'embêter davantage pour lui. Tout le monde était gagnant, pensa-t-il.

Pourtant, il avait encore un petit goût amer en bouche, en se rappelant le refus de son père de le prendre sous son toit. Il n'irait pas jusqu'à dire qu'il était étonné car, après tout, il n'avait jamais été proche de son père. Il n'avait même aucun souvenir de quelque chose qu'ils auraient pu partagé ensemble. Le divorce de ses parents avait définitivement mis fin à ce semblant de relation qu'ils entretenaient. Cette relation père-fils des plus étrange. Ça ne l'avait jamais attristé, car il n'avait jamais vécu les choses autrement. A part s'échanger des petites marques de politesse telles que "bonjour", "bonsoir", "tu m'passes le sel s'il te plaît", il n'y avait jamais rien eu de plus. Romeo avait finalement compris, tout récemment, que ça pouvait être quelque chose de plus, une relation père-fils. Il l'avait plus ou moins compris en voyant Isao et son père.

C'est peut-être pour cette raison qu'il avait ce goût amer, et qu'il partait pas. Il en voulait à Isao de lui avoir fait perdre la seule personne qui comptait pour lui, et ce soir, il lui en voulait un peu plus de lui avoir fait comprendre qu'il n'avait vraiment plus personne. Qu'il allait devoir passer des heures dans cette bibliothèque, puis traîner. En soit, c'était pas tellement dérangeant comme programme ; il avait déjà connu pire. C'était juste ce livre, qui lui foutait le cafard. Se levant, il changea de cible et s'attaqua à une valeur sûre, qu'il avait lu des milliers de fois : L'attrape-coeur, J.D. Salinger [...] Le jeune garçon était déjà profondément plongé dans son livre lorsque son prénom lui parvint aux oreilles, sous un ton difficile à décrire. Le plus difficile fut toutefois de voir d'où émanait ce souffle, un peu trop affolé pour une personne passant du temps dans la bibliothèque, tout comme lui. Isao. S'il avait prononcé ce prénom dans sa tête, aucun son ne sortit de sa bouche pour autant. La suite aussi, l'empêcha de prendre la parole. Cette étreinte soudaine, ces excuses, ces promesses... tout cela était beaucoup trop.

Romeo n'avait pas su réagir ; il était resté bras ballants, en espérant presque que tout ceci ne soit qu'une caméra caché, et qu'il se jouait de lui. Oui, voilà, il ne voulait pas croire à ce qui était en train de se produire. « Lâche moi » articula-t-il très distinctement après de longues secondes (minutes ?) dans le vague, comme s'il craignait que sa demande soit mal comprise. Néanmoins, il n'avait jamais été aussi clair que ce soir. Il n'avait pas envie qu'Isao le tienne ainsi, déballe des excuses comme si tout cela était anodin, qu'il chiale (car c'était bien des larmes qu'il avait perçu dans ses yeux ?) dans ses bras. « Tu n'as pas vu mon mot ? » demanda-t-il finalement, après que l'espace entre les deux garçons soient devenu suffisamment grand pour qu'il se sente de nouveau à son aise. « T'as pas à faire... tout ça » poursuivit-il avec plus d'hésitation dans la voix qu'il ne l'aurait souhaité. Romeo lui avait déjà mâcher tout le travail ; qu'était-il venu faire jusqu'ici ? Parce qu'il ne comprenait pas, que la sensibilité de son aîné le mettait vraiment mal à l'aise, il retourna à son occupation et reposa ses yeux sur son livre.

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Jeu 27 Oct - 22:43

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lâche moi tu ne t'attendais pas à une autre réaction de sa part. alors tu t'écartes, respirant un tantinet plus calmement. tu essuies t'es joues de t'es doigts poupons. tu n'as pas vu mon mot ? tu t'étais demandé oui, si un jour votre relation pourra être normale. c'est en tout cas la première fois (depuis ton refus) qu'il t'adresse la parole. était-ce une amélioration ? non, pas spécialement.  t'as pas à faire... tout ça ton regard change. c'est plus fort que toi. l'ignorance, l'arrogance (si cela en était) : tu ne tolères pas ou avec une difficulté bien trop ahurissante pour rester de marbre face à ses agissements. -oui, c'est vrai. il ne te dois rien. tu ne lui dois rien et il a raison. tu n'as pas à faire tout cela. -foutaises. les nerfs qui te tiennent finissent par lâcher, petit à petit. une accumulation qui sonne en ton âme comme une mort lente et impétueuse ; barbare.

alors c'est par un geste impulsif et inconsidéré que tu poses à plat ta main contre le bois du bureau ; sursaut de la part du cadet sûrement, tu t'en fiches. son écrit à plat (ou presque) afin de lui prouver que oui, tu l'avais trouvée, sa merde. ton regard est moins doux, (beaucoup) moins chaleureux. ta sale merde elle est là. -bien sûr que je l'ai lu. autrement pourquoi est-ce que j'aurais couru dehors pendant deux heures comme un con pour au final me retrouver en face d'un gamin pas même foutu de réaliser la situation dans laquelle il est ?! un ton légèrement colérique, froid. alors écoute moi bien romeo. -je suis d'accord avec toi, je n'ai pas à faire ça. cela te met hors de toi. tout cela... alors tu fermes son livre, sous un bruit sourd. mais je le fais parce que tu es mon frère. je le fais parce que je suis la seule famille qui te reste. -ça ne t'enchante pas hein ? moi non plus figure toi. parce que je sais que je suis grand frère depuis seulement deux semaines et demi et que j'ai loupé dix-huit ans de ta putain vie ! c'est un moyen de lui faire comprendre que tu regrettes de ne pas avoir été là pour lui plus tôt, de ne pas avoir pu le voir grandir -de ne pas avoir pu le protéger plus jeune. que ça te plaise ou non tu vas vivre avec moi. -j'm'en tape que tu ne me parle pas jusqu'à ta majorité, mais c'est hors de question (...) tu pointes ton doigts vers son visage. c'est la première fois que tu hausses le ton sur quelqu'un de cette manière. que tu ailles autre part que chez moi. le placer dans un foyer ? le placer quelque part où il n'a pas sa place ? non. tu rabaisse lentement ta main, gardant le même regard. mais tu ne peux pas t'empêcher de l'aimer, malgré tout. tu sors d'ici, je te veux dehors dans deux minutes, pas plus.  tu te retournes et tu rebrousses chemin -remerciant à l'entrée la femme présente. tu es sincères, parce que c'est grâce à elle que tu as pu le retrouver. tu te penches de nombreuses fois, avant de sortir afin de prévenir ton père. -alors voilà. tu endosses déjà ton rôle de père ; l'autorité te vas bien. mais elle ne te plaît pas, n'est-ce pas ? tu regrettes déjà d'avoir haussé la voix sur lui. mais cela ne changera rien : ce qui est fait, est fait.
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Jeu 27 Oct - 23:44

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S'il n'avait pas été autant pousser dans ces retranchements, Romeo aurait certainement pu continuer toute cette comédie encore longtemps. Ne pas parler, encaisser, attendre qu'un miracle intervienne et qu'il n'est plus à vivre cette vie qui ne ressemblait plus en rien à ce qu'il souhaitait. Il n'avait jamais vraiment su comment il imaginait sa vie, mais il était sûr d'une chose : il n'avait jamais souhaité se découvrir un frère, perdre sa mère et que ces deux soient autant liées. Rien allait comme il le souhaitait. Ce soir encore, il aurait préféré pouvoir rester dans son mutisme constant, qu'Isao garde ses distances comme il l'avait toujours fait. Il aurait souhaité ne pas se sentir aussi coupable de l'avoir repoussé ainsi tout en étant à la fois soulagé d'avoir repris le "contrôle" sur la situation.

Quant à Isao, il semblait totalement avoir perdu le contrôle à la seconde où son demi-frère s'était enfin exprimé. Des phrases courtes, mais claires, tranchantes. L'air un peu dédaigneux qu'il arborrait quasi continuellement avait dû renforcer le tranchant avec lequel il s'était exprimé. Ou peut-être que le plus dur n'avait pas été ces paroles ; mais les répercussions de ses actes sur son aîné, notamment ce mot, qu'il avait laissé en guise d'adieu. Cette "sale merde", pour reprendre les mots d'Isao. Ce dernier avait d'ailleurs su capté toutes son attention en frappant ainsi ce bout de papier contre le bois de la table, qui sembla presque céder sous la puissance de ce geste impulsif. Pourtant, Romeo resta de marbre, à regarder ce papier froissé, et à écouter de ce jeune homme ; qui semblait plus que jamais être un grand frère, énervé contre son cadet.

Connaître l'existence de ce lien fraternel qu'ils partageaient n'allait pas pour autant permettre à Romeo d'accepter de telle remontrance, d'accepter le fait d'être ce "gamin pas même foutu de réaliser la situation dans laquelle il est".
"Car tu crois que je m'en rends pas compte ?", voilà ce qu'il aurait voulu lui dire, l'air plus dédaigneux que jamais. Mais à la place, ce fut un sourire amer qui se glissa sur ses lèvres, tandis qu'Isao ne lui laissa pas le moindre instant pour digérer tout ce qui était dit. Une fois de plus, ce dernier réclama une attention que Romeo était incapable de lui accorder totalement ; son regard ne quittant pas une seule seconde ce bout de papier responsable de toute cette colère chez son aîné. Tout du moins, jusqu'à la fermeture de son livre qui eut pour effet de le ramener à la réalité, de lui faire comprendre qu'il n'était plus spectateur de la situation, mais bel et bien acteur.

«  je le fais parce que je suis la seule famille qui te reste. -ça ne t'enchante pas hein ? moi non plus figure toi. parce que je sais que je suis grand frère seulement depuis deux semaines et demi et que j'ai loupé dix-huit ans de ta putain vie ! ». A cet instant, ses iris sombres dérivèrent aussitôt sur celles de son frère, encore un peu humide. Et pour la première fois, il eut vraiment du mal à le croire. Se sentait-il... coupable ? Aurait-il véritablement souhaité être là pour lui pendant tout ce temps ? S'il avait su son existence, ce serait-il comporter comme n'importe quel grand frère ? C'était absurde, et pourtant il ne pouvait totalement croire que ce soit un mensonge ; la spontanéité dont il usait le prouvait. Romeo jugea toutefois que ce n'était pas le moment d'être troublé et il se laissa donc sermonner, en montrant une parfait indifférence. Même lorsqu'Isao pointa son doigt sur lui -aussi nouveau que pouvait être ce genre de geste à son égard-, il resta de marbre, acceptant sa sentence. Cela ne voulait pas dire qu'il comprenait pourquoi Isao restait buté à vouloir qu'il vive avec lui, mais simplement qu'il n'avait pas envie de se battre avec lui.

Si Romeo n'avait pas pour habitude de se faire sermonner, il avait encore moins l'habitude de recevoir des ordres. Ses yeux restèrent d'ailleurs écarquillés jusqu'à la sortie d'Isao de la bibliothèque, peut-être même un peu après. Finalement, il retrouva la page de son livre, et y glissa soigneusement son marque-page avant de se lever. Il l'emprunta -une énième fois- et après avoir fait un petit tour à la recherche d'une plausible autre lecture, il sortit enfin de l'établissement, saluant poliment la stagiaire au passage. [...] Sans grand étonnement, il retrouva Isao à l'extérieur -et ce froid glacial qu'il avait quitté quelques heures plus tôt- et profita de son calme apparent pour se permettre d'enfin participer à la conversation qu'ils semblaient avoir débuté. « J'ai juste à vivre avec toi jusqu'à ma majorité, c'est ça ? Après, tu me laisseras tranquille ? ». N'était-ce pas ainsi que faisaient les grandes personnes pour trouver un terrain d'entendre ? Faire des compromis, voilà ce qu'il tentait de faire, bien que maladroitement. Pourtant, il n'avait pas envie de s'éterniser sur cette conversation et sur cet échec cuisant, alors il reprit assez vite : « J'ai faim, pas toi ? ». Il n'avait pas plus faim que ça, mais il ne dirait pas non à quelque chose de chaud. « J'ai un peu de monnaie... » ajouta-t-il en dégotant des pièces de son tote bag.

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Mer 2 Nov - 14:19

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tu profites d'être seul dehors donc pour prévenir ton père, qui se chargera de faire taire les sirènes résonnantes au loin. elles te stressent, te font peur. puis tu soupires, envoyant un second message à ton bien aimé. t'excusant, encore et encore d'être partit sans même lui dire quoi que se soit, sans même daigner lui adresser un regard. tu lui expliques brièvement la situation, avant de sentir une présence derrière toi. j'ai juste à vivre avec toi jusqu'à ma majorité, c'est ça ? après, tu me laisseras tranquille ? fatalité qui te brises le cœur. il ne t'accepte que par dévolu et parce que tu as usé de ton statut envers lui. rien de plus. ton cœur se sert -tu te sens désarmé. impuissant, contre un simple adolescent dont les mots sont pourtant trop blessants. oui. c'est ça. tu le laisseras selon son bon vouloir. tu n'as pas le droit de lui imposer plus. si ça te gêne tant que ça de vivre avec moi je te payerais un appartement pour que tu sois seul. mais seulement si je t'accordes ma confiance. tu le regardes, levant légèrement ton visage (par votre différence de taille). mais c'est pas gagné. surtout avec ce qu'il vient de te faire. peut-être qu'avec le temps, tout ira mieux... oui, c'est ce que tu espères, c'est ce que tu te tues à te répéter. ça ira mieux, après. tu te dois de rester encore un peu froid, un peu sec. qu'il comprenne, que tu ne joues pas. -non, tu ne joues pas avec sa vie.

j'ai faim, pas toi ? tu oses soupirer un peu, détendant t'es muscles, t'es épaules. (aller isao, ça va aller). non, mais on peut s'arrêter en chemin.  tu lui souris naturellement, légèrement, enfouissant ton téléphone dans la poche de ton jean noir. tu te rends compte -au final, que vous avez énormément de points communs. ne serait-ce que par l'attention qu'il a l'air de porter à la lecture... ah, oui. les livres. si tu pouvais mourir avec, tu le ferais. mais tu es encore jeune, tu penseras à cela plus tard. la mort, tu l'as déjà assez côtoyer lors du tremblement de terre. elle t'a prouvé que tu n'étais qu'un vulgaire jouet entre ses doigts que l'on a tendance à voir trop fins et squelettiques. tu te souviens encore de son touché. du goût amer et nauséeux qu'elle t'a laissé en bouche puis le reste... (...) tu reportes ton attention sur ton cadet, te demandant ce qu'il a bien pu vivre dans sa vie. tu voudrais tant le savoir. tu voudrais qu'il partage des choses, avec toi...  j'ai les clés de, votre appartement jusqu'à la fin de la semaine... pour t'es affaires, tu veux le faire seul ou... tu veux que je t'aide? tu préfères lui demander. ne rien toucher, ne rien faire sans sa permission.  et demain j'aurais juste besoins de toi pour signer quelques papiers et donner ton accord oral au juge... rien de plus...  autant le mettre devant les faits, de toute manière, il a l'air résolu. tu le laisses acheter ce qu'il veut, où il veut. rentrer à pied, alors que tu as couru autant ? ah. cela ne vous fera pas de mal. (subis, isao).
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Mer 2 Nov - 17:46

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Ft. Usami Isao
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« si ça te gêne tant que ça de vivre avec moi je te payerais un appartement pour que tu sois seul. mais seulement si je t'accordes ma confiance ». Face à cette proposition, Romeo ne put que le juger étrangement, en se demandant s'il était sérieux. Lui payer un appartement ? Quand bien même il ne se sentait pas à l'aise dans la maison, c'était un peu excessif et surtout, il n'avait pas à se donner autant de mal. L'échos des paroles d'Isao, lorsqu'il s'était emporté un peu plus tôt, résonnait néanmoins encore dans sa tête. "Je le fais car tu es mon frère", "je le fais parce que je suis la seule famille qui te reste", aussi absurde qu'avait sonné ces phrases la première fois qu'il les avait entendu, il se permit d'y réfléchir un tant soit peu. Même en essayant d'inverser les rôles, il n'en restait pas moins persuadé qu'il n'aurait pas agis de la sorte, qu'il ne se serait pas montré aussi attentif envers un frère... qui n'en était même pas un.

Il y avait tout de même une condition : gagner la confiance d'Isao. En plus de ne pas avoir véritablement envie de faire un quelconque effort, Romeo ignorait comment s'y prendre. Certainement que sa fuite de ce soir -et l'inquiétude qu'elle semblait avoir engendré chez son aîné- était une des choses à éviter pour y parvenir. « Si t'as pas envie de me l'acheter cet appartement, tant pis. C'est pas comme si je ne pouvais pas le faire moi-même ». C'est clair qu'il était en position d'être propriétaire d'un appartement... sans sous en poche et sans même avoir la majorité. Il comprit la stupidité de sa réponse seulement ensuite, et ne souhaita pas revenir sur ses mots pour autant. Car la question n'était pas là, qu'il puisse ou non avoir un endroit où crécher ne concernait pas tellement Isao. Ce n'était pas parce qu'il se révélait soudainement être son frère que ce dernier lui devait quoi que ce soit ; c'est ainsi qu'il voyait les choses, et il doutait fortement que ça change avec le temps. [...]

Romeo avait finit par détourné le sujet, en prétendant une faim soudaine -lui qui se satisfaisait largement d'un seul repas par jour- qui n'était visiblement pas partager. Il aurait pu le prendre mal, car c'était tout de même la première fois qu'il faisait un "pas" vers Isao, mais il n'était pas non plus du genre à chipoter et il n'était même pas sûr en vérité d'avoir assez de monnaie pour lui payer quoi que ce soit. [...] Il avait donc opté pour un petit commerce de proximité dans lequel il était heureux de trouver quelque chose qu'il connaissait bien : il opta pour un triangle kimbap. Rien de copieux, mais suffisant pour remplir son petit estomac et qui était dans son budget.

Le jeune garçon aurait pu tout aussi poursuivre le chemin dans le silence ; cela ne l'aurait pas dérangé plus que ça, mais Isao semblait d'un autre avis. Tandis qu'il évoquait l'appartement de lui et de sa mère, il se demanda s'il y avait ne serait-ce qu'une seule fois mis les pieds. Ou si même il en avait déjà eu envie. Il conclua rapidement que non, en se rappelant qu'il n'avait même pas fait l'effort de se présenter au funéral. « Non » répondit-il séchement, avant de poursuivre après de longues secondes :  « Je n'ai pas grand chose à récupérer, de toute façon ». "T'embête pas", ces dernières paroles lui avaient brûlé les lèvres, mais il avait fini par les garder pour lui, afin d'éviter les dégâts. « Mon accord, hein ? ». S'il avait souhaité l'épargner quelques secondes auparavant, il avait à présent presque envie de lui cracher au visage qu'il n'était pas d'accord avec la tournure que prenait sa vie, qu'il n'était d'accord avec rien de tout ça. Mais il n'était pas du genre à s'emporter, ou à se défouler sur les autres, alors il se contenta d'un « mh, d'accord » docile, qui allait certainement mettre fin à la conversation de la même façon. Mais alors qu'il était sur le point de s'attaquer à son kimbap, il demanda : « T'es sûr de toi ? ». Son ton était beaucoup trop calme pour savoir ce qu'il souhaitait recevoir comme réponse. Peut-être même qu'il n'attendait pas de réponse particulière. Si Isao rétorquait que oui, que tout cela était très réfléchi, Romeo ne comprendrait certainement pas. Et s'il disait que non, il ne comprendrait pas non plus pourquoi Isao s'est déjà occupé de tout ça. Après tout, ce n'était pas une décision à prendre à la légère.

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