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 ECSTASY (shinmoe)

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Sano Moe
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Dim 30 Oct - 5:15

☾ We will be ecstasy

Le cœur pur, un peu trop ahurie, nymphette qui se dandinait avec élégance, au beau milieu d'un séjour aux effluves florales, l'instinct à la fête, ses lippes se creusaient en un fossé satisfait lorsque ses mélodies chéries résonnaient en ses tympan abîmés. Maîtresse de l'univers, corps de cette voûte céleste, elle pourrait charmer les Dieux si sa place avait été celle de Muse, les voiles de sa dentelle épousant avec aisance, les courbes de sa délicate silhouette. L'énième élément de cette Nature dominante, cloîtrée entre les murs d'une modeste demeure... Elle s'y croyait, là, conquérante du monde, montant sur ses grands chevaux au gré des paroles mélancoliques d'un bluesman maudit, lui rappelait les contrées grisâtres de Chicago, faisant alors persister les effluves empoisonnées d'un tumultueux passé au cœur lourd. Solitude, tremplin de sa banale existence, fantôme plantant sauvagement ses ongles au sein de son épiderme nuageuse, dorée par le biais des rayons d'un soleil couchant que les vitres filtraient. Solitude, qui fut, en un instant, balayée sans le moindre remord par une présence toute familière au sein du jardin secret de la burlesque Ève.
Il était différent d'elle, et pourtant, malgré leurs différences, Moe percevait une certaine similitude entre leurs deux êtres distincts. Les mots s'étouffant au creux des lèvres charnues du brun, momifiant à tout jamais nombreuses occasions pour la jeune femme d'en apprendre davantage sur lui n'arrangeaient guère cette réalité si brutale. Ses gestes dotés d'une virilité sans nom, avaient le don de surprendre la malheureuse colocataire, trop peu usée aux manies masculines. « Désolée, je ne t'ai pas entendu rentrer... Tu vas bien ? » De ses pas précipités, elle se dépêcha d'atténuer le son de ses mélodies favorites, lézardant les murs blanchâtres de leur simple appartement.

La brune ne savait décidément pas s'habituer à l'imposante présence de son vis-à-vis, lui qui l'intimidait quelque peu, du haut de ses centimètres d'avance, dégageant une telle prestance qu'elle pourrait y coucher des mots sur ses pièces de papier froissées. « Shinji, j'ai remarqué que tu n'étais pas souvent là, est-ce que quelque chose te gêne ? Tu peux m'en parler, si jamais... » Soudain, ses canines vinrent s'approprier la peau sèche de sa fine lèvre inférieure, songeant à ses idioties, pensant que sa maladresse vaincra la pauvre mortelle qu'elle est, un jour. Trop tard.


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Dernière édition par Sano Moe le Mar 8 Nov - 8:35, édité 1 fois
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Tenō Shinji
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Lun 31 Oct - 5:35

☾ We will be ecstasy

L'odeur de peinture, la brume colorée qui s'écrase sur le béton, donnant naissance à des motifs dont toi seul es le maître. Tellement de drogues consommées, pourtant celle-ci reste une de tes favorites. Face au mur à présent orné d'un quelconque bâtiment, t'as le regard captivé, admirant ton chef d'oeuvre improvisé. Le sourire en coin qui trahit une certaine fierté, on peut même dire que t'es impressionné, tes pensées anarchistes s'étant illustrées d'elles-mêmes sans que t'aies à les diriger.
Des sirènes retentissent au loin et tu tressailles. Elles ne te sont peut-être pas destinées mais ça ne t'empêche pas de balancer le spray et détaler à toute vitesse, ton sourire de merdeux toujours présent. Les flics t'auront peut-être chassé mais la preuve de ton passage restera, incitant d'autres petits cons comme toi à y ajouter leur marque, à souiller ces murs entre lesquels les bureaucrates se confinent, pensent être supérieurs et à l'abri de vous. Une autre victoire.
Ta course prend fin après quelques blocs, où tes halètements essoufflés s'entremêlent aux rires qui s'échappent rapidement de ton gosier, victorieux et en extase. Une femme sort de sa fenêtre pour te crier un ferme ta gueule et tu te rappelles ta voisine chiante qui vient toujours frapper chez toi pour se plaindre de la musique que tu mets trop fort les rares jours où tu décides d'honorer ton appart de ta présence.
Tu décides de déguerpir de là avant de ne t'attirer des problèmes - t'en as suffisamment eu pour la soirée, même si ce n'est jamais assez - et traces ton chemin vers ta résidence, petit stop pour reprendre ton souffle avant de te jeter à nouveau dans les rues-labyrinthes sombres de Tokyo.

Tu passes direct à la cuisine, indifférent à la musique qui indique la présence de ta colocataire. Nul besoin de la saluer, tu n'es que de passage après tout, ça ne vaut pas la peine d'éclater la petite bulle de quiétude dans laquelle elle a toujours l'air d'être enfermée. Tu veux éviter de la déranger plus que l'éviter elle-même.
Pourtant c'est elle qui vient vers toi alors t'as la tête dans le frigo et t'es tellement surpris que tu fais tomber la cuisse de poulet froide que t'avais dans la bouche. L'air dépité, tu fixes le pauvre morceau de poulet et fais une moue triste avant de hausser les épaules. C'est la vie. « J'ai oublié d'acheter des œufs mais ça va, on fait aller. »
Tu quittes la cuisine pour te vautrer sur le canapé tout en te demandant pourquoi elle te parle encore alors que vos conversations sont souvent limitées à la répartition des tâches ménagères et autres échanges banals du genre. Pourtant son discours te ramène à la réalité que tu partages ton appartement avec une personne réelle – et non une présence abstraite qui sert uniquement à diviser le loyer pour que tu puisses dépenser le reste sur tes psychotropes – qui doit sûrement se poser des questions sur toi vu ton absentéisme quasi-constant.

« Quoi ? » Tu te redresses et fais face à la brune pour mieux étudier son visage, tentant d'y trouver une raison à cette curiosité soudaine. « Je veux dire, j'ai aucun problème. C'est juste que j'aime pas rester à la maison trop longtemps. Y a tellement de choses à faire dehors... tout un monde à voir. » Parce que de toute façon, c'est pas cet appart tu considères comme ton chez toi. T'es mieux dans la rue, avec son absence de règles et de lois, avec son désordre qui te sied parfaitement. Y a que dans la rue que tu te sens à ta place. Que quand t'as un spray dans la main ou les débris d'une vitre fraîchement brisée à tes pieds que tu te sens puissant, réellement libre. Alors pas étonnant que tu ne rentres chez toi que quand t'as besoin de te recharger, ce n'est qu'un point de transit dans ta quête de chaos.


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Sano Moe
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Lun 31 Oct - 19:23

☾ We will be ecstasy

Inutile de repousser sa véritable nature lorsque le désir tortueux d'explorer les tréfonds d'une personne aux traits attrayants, peine à corrompre vos tripes. Défier les lois, les préjugés, parcourir les caves poussiéreuses de ces gens renfermant de nombreux secrets inavoués, comme pris pour péchés. La fille aux mains curieuses, qui s'aventuraient sans cesse, griffer du bout de ses doigts venimeux les dorures d'autrui... Ensorceler les gens de par ses acquis faisant de son être tourmenté, la poupée vicieuse et dont la curiosité ne s'atténuait guère aisément. N'être que le témoin des tempêtes invoquées par ces âmes prisonnières des décombres terrestres, malfamées... Elle désirait indéniablement se faufiler entre les filets tranchants des muets, déterrer l'ensemble de leurs non-dits bafoués, creuser au fin fond jusqu'à se rapprocher de tous leurs silences. Amoureuse des âmes contrôlées par leur folie passagère, somptueuses lorsque le crépuscule s'étalait le long de leur visage exténué. Shinji l'intriguait, probablement plus qu'un simple Homme ne le devrait. Combien de fois, s'était-elle questionnée à propos de son esprit fugace, un véritable Peter Pan aux tendances aventurières, tandis que le mutisme du concerné s'obstinait à lui faire face. Ils paraissaient probablement tous deux quelque peu fous, peut-être était-ce la raison de cette ardeur poignardant sans cesse la curiosité de l'Artiste. « Tu es étrange. » L'ironie comblant ces tristes propos aurait eu don d'animer un ricanement désespéré au creux de ses lippes tendrement rosées d'un vieux cosmétique.
Elle était l'essence même de ces vieux esprits, comme venue d'une époque antérieure, se tapissant dans l'ombre face à la crainte grandissante de ce monde moderne où le chaos règne. Son corps frêle rejoignit le garçon, à distance marquée, sur ce sofa usé de leur logis pourtant loin d'être miteux. De grâce, sa tête vint reposer sur la paume de sa main opaline, de sorte à ce que ses pupilles puissent s'approprier toute l'attention du jeune homme. Puisque après tout, celui-ci n'était que de passage, comme le prétendait-il souvent. « Je me demande ce que ça fait, de vivre une vie pareille. Tu ne ressens jamais l'ennui, pas vrai ? » Elle avait bel et bien remarqué ses lourds pas jonchant le sol boisé de leur antre personnelle, ou encore ses mains masculines décolorées, témoins de ces délits extérieurs. A l'évidence, leur manque de partage flagrant ne les réunissait en aucun point.
Tout ce qui le composait demeurait un mystère à part entière, déjouant ses espérances hautement placées. Bien que l'incompréhension vis-à-vis de ces gens passant le plus clair de leur existence à imposer leur présence parmi les vastes ruelles tokyoïtes, afin d'en revenir la peau noircie, humide, se faisait ressentir en sa candeur inhumaine, les dires de la brune s’amplifiaient d'un calme déroutant. Comme si la fille prenait la peine de développer chacune de ses interrogations envers ce qui semblait la fasciner tant, certainement dans l'espoir de s'attirer une certaine compassion. « Je passe tellement mon temps à écrire, pour tout effacer et réécrire, que parfois j'en oublie ce qu'il se trame dehors, en vérité. » Un soupir franchissait subitement la barrière imposée par ses lèvres, comme le regret de se restreindre à ses aises et habitudes, par peur de l'inconnu. L'inconnu, le démon s'acharnant sur la belle depuis que ses yeux charbonneux avaient osé affronter la luminosité aveuglante de ce début d'existence bancal. Puisqu'elle se cherchait encore, véritablement, se tuait à remonter le fil du temps afin de déceler les vérités reposant en sa propre poitrine enfantine, la pauvresse n'osait jamais repousser ses limites à l'extrême, comme si elle ne se connaissait finalement pas assez.  « C'est idiot mais parfois, je me dis que ça doit être plaisant de courir les rues comme si rien ne pouvait t'arrêter, je suis sûre que tu t'y plais bien parce que aucune règle ne t'est imposée. » Moe savait manipuler le cœur de ceux qui l'écoutaient, ne serait-ce que par la fluidité de ses innocents propos. Déroutante restait-elle, de ses fines mèches de cheveux camouflant son faciès comme sculpté de porcelaine. « Fais-moi découvrir ta Liberté, un jour. »


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Mar 8 Nov - 1:06

☾ We will be ecstasy

Les notes flottent entre les murs de votre demeure, meublant ce silence auquel vous vous êtes tous les deux habitués depuis le temps. Les mots voyagent rarement entre vous deux, l'un s'abstenant par manque de temps et d'intérêt, l'autre pour des raisons que tu ignores, simplement parce que tu ne t'es jamais posé la question. Pas avant aujourd'hui, la soudaine question de ta colocataire attisant ta curiosité, toi qui croyait que vous passeriez le reste de votre cohabitation à n'avoir que de brefs échanges uniquement lorsque nécessaire.
Ta petite pause ravitaillement se voit interrompue par l'étrange question de la jeune brune, mais le plus étrange est sûrement que tu ne t'en plains pas. Sans doute à cause de ton arrogance qui se délecte toujours qu'on s' intéresse à elle, ton expression perplexe rapidement remplacée par un sourire satisfait voire amusé face aux propos de la demoiselle. Étrange, c'est l'épithète qu'elle t'attribue et tu ne peux qu'en être flatté, car ça veut dire que tu sors de l'ordinaire. Que tu n'es pas comme les autres.
« J'ai rarement le temps de m'ennuyer. » Cadence effrénée à laquelle tu mènes ta vie, occupant toujours un petit bout de rue dans lequel tu t'affaires à faire régner ton chaos. Un rythme qui tuerait n'importe qui d'autre, pourtant c'est la seule chose qui te tient en vie, que ce soit en t'offrant ta dose de liberté ou en gardant ton esprit occupé pour le protéger des cauchemars – même si ça ne marche pas toujours. Tu ne sais plus exister sans être au bord de l'épuisement total ; c'est devenu une habitude à force, et de toute façon, tu ne te sens jamais aussi vivant que lorsque ton cœur bat dans ton crâne et tes muscles risquent de te lâcher.
« Tu écris ? Je suis curieux maintenant, j'aimerais bien lire ce que tu fais. » D'un mouvement presque machinal tu acquiesces aux mots de Moe, absorbant ses paroles avec un intérêt qui ne t'es pas propre, toi qui as l'habitude de ne te concerner que de toi-même. « Ouais je vois ce que tu veux dire. Mais tu sais, tu peux réécrire le monde en en faisant partie. » Ce à quoi tu dédies ton existence. Tu as pris ton destin en main depuis que tu t'es débarrassé de l'emprise de tes parents. Tu n'avais plus rien à perdre. Alors maintenant tu jouis pleinement de ta liberté, et quelque part au fond de toi ton côté idéaliste aimerait que tout le monde en fasse de même.
Ton regard glisse sur les traits de la jeune fille, captivé par leur candeur. Aura pure et opaline, contrastant avec ton existence sombre, poussiéreuse, salie par tes aventures mais qui te convient parfaitement lorsqu'elle ne te tourmente pas trop. À l'opposé l'un de l'autre pourtant tu te sens plus proche d'elle que jamais, à tel point que vous pourriez fusionner, elle apporter un peu de douceur à ton monde et toi du chaos au sien. « C'est peut-être idiot, mais y'a pas de meilleur sentiment que ça. »
Elle te fascine, plus que n'importe qui d'autre. Tu as vu des voyous et des adolescents rebelles, des habitués de la rue et des gamins influençables s'intéresser à ton mode, mais jamais quelqu'un comme elle. Ca te surprend. Peut-être même que ça t'impressionne. « Pourquoi un jour ? Pourquoi pas maintenant ? Le monde ne dort jamais tu sais. » Tu quittes le confort du sofa pour piquer au porte-manteau une veste ne pouvant appartenir qu'à elle. Tu la lui jettes et, le regard insistant, ta main se pose sur la poignée de la porte, sourire en coin. « Tu viens ? Je vais te montrer tout ce que tu ratais. »

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Lun 26 Déc - 1:06

☾ We will be ecstasy

Il était l'imparfait de la vie par procuration. Croquant celle-ci à pleine dent, salivant probablement un peu trop par ailleurs. Tantôt le jeune homme s'accaparait le divan du séjour le temps de quelques minutes pas plus, tantôt ce dernier repartait aussi vite qu'il venait, à la recherche d'aventures, toujours plus. Car il semblait comme l'un de ces mythes que le sang ne rassasiait guère, il avait soif. Horriblement soif   des dorures de la nature, des lianes tissées de secrets. Elle, était tout autre... Parcourant sa futile existence au travers de celle des autres. Les autres, ceux qui ne sont pas comme vous, comme eux. Ils sont différents, tout comme elle. Ils content, des récits parfois utopiques et qui saisissaient son esprit déjà si tourmenté. Leurs mots s'inscrivaient sur des pages jaunies, que les doigts de la jeune femme torturaient sous la pression.
Il n'y avait qu'Art dans sa vie.
Elle n'existait pas réellement. Parfois, certains se questionnaient à son sujet, elle semblait si étrange... Si déconcertante. Il n'y avait point de mot pour la décrire. Toute sa vie rimait à une vilain cauchemar, bien que parfois, une lumière réconfortante venait l'enlacer. Tout paraissait irréel, jusqu'à ce que le vent glacial ne crépite sous ses pommettes rosées. Ils y étaient. Elle n'avait que très peu porté d'attention envers ce moment où, de manière précipitée, elle avait couvert ses frêles épaules sous les yeux pressés de Shinji.  « Où est-ce qu'on va ? » Reposait sous ses quelques mots, une voix frétillante. Elle trépignait d'impatience, la gamine. Bien qu'elle ne distinguait pas ces ressentiments de manière poussée, probablement par crainte de se dévoiler plus qu'elle ne le devrait. « Montre-moi ce que tu fais, la plupart du temps. Je suis curieuse, mais je tiens réellement à savoir comment tu passes ton temps.  » Les bonbonnes au milles couleurs ne mentaient pas. La brune se demandait l'ampleur de la chose. Si Shinji avait à ce point donner d'une volonté pure, afin d'embellir ces ruelles édulcorées. Elle braverait les obstacles tokyoïtes, et foulerait ardemment le sol poussiéreux de la métropole s'il le fallait. Elle voulait voir. Le découvrir.  


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Mar 10 Jan - 23:30

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L'ennui et la stabilité, deux choses qui te sont inconnues. Ta vie a perdu tout équilibre depuis des années, n'est maintenant régie que par le chaos dans lequel tu trouves inexplicablement du réconfort. Il t'arrive souvent de souhaiter retrouver du calme et de l'ordre, quand tes démons te rattrapent et que tu ne sais ni où ni comment les fuir, mais rien ne saurait te faire abandonner cette liberté à laquelle tu te donnes sans retenue. À présent tu ne vis plus que pour ça.
Moe n'a jamais connu ça. Elle est si différente de toi, une différence qui te dérangerait d'habitude. Tu ris au nez de ceux qui mènent leurs existences à l'abri de la réalité, protégés par leur ignorance et leurs peurs. Ceux qui ne se salissent jamais les mains, qui se contentent de ce qu'on leur donne sans jamais se douter qu'ils peuvent avoir plus, ou peut-être sans jamais avoir le courage d'aller au-delà de leurs limites. Moe semble en faire partie, pourtant loin est l'envie de te moquer d'elle. Tu ne saurais expliquer pourquoi tu désires l'introduire à ton monde plutôt que te foutre d'elle car elle n'en fait pas partie. Sans doute est-ce l'intérêt qu'elle semble y porter qui te rend plus doux dans ton traitement envers elle. Sa perception de ta réalité n'effleure même pas les sensations qu'elle t'apporte ; tu veux les partager avec elle, lui faire comprendre à quel point c'est beaucoup mieux que cette existence morne qu'elle qualifie de vie.
« On va là où le vent nous emmène. » Vagabond comme tu es, tes journée sont sans but si ce n'est terroriser les rues par ta seule présence. Tu erres, t'arrêtes quand et où bon te semble, fais ce qu'il te plait. Chaque jour c'est la même rengaine, comme si tu compensais intensivement pour toutes les années de servitude que t'as du endurer. C'est le cas. « J'ai un truc à te montrer. » Ta main saisit la sienne et vous voilà déambulant dans la métropole, vous frayant un passage dans la foule à coups de coudes et d'épaules pour rejoindre des rues de moins en moins peuplées et éclairées. Tu t'arrêtes à un cul-de-sac et te tournes vers Moe. « On y est. » D'apparence rien à voir ici, à part les déchets et débris en tous genres qui jonchent le sol, mais ce n'est pas pour admirer le délabrement de certaines rues tokyoïtes que vous êtes là. Tu lâches enfin la main de ta colocataire pour en sortir de ton téléphone de ta poche et le brandir devant toi, t'en servant pour éclairer le mur qui vous surplombe et révéler les gribouillis qui l'illustrent. « C'est de moi, ça. » dis-tu avec fierté. D'ordinaire tu laisses tes œuvres être découvertes au hasard par les passants ou par ceux qui s'aventurent dans ces impasses pour la même raison que toi. C'est la première fois que tu les montres intentionnellement à quelqu'un.
Tu lances un bref regard en direction d'une des boîtes en carton abandonnées et tes yeux scintillent lorsque tu te rappelles que c'est toi qui l'a laissée ici. Tu abandonnes Moe pour piocher dedans et sors une bombe de peinture que tu agites pour attirer l'attention de ta colocataire. « Ca te dirait d'essayer ? »

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