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 PAR-DELÀ LA FENÊTRE || masamune x reira.

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masaaki reira
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Ven 4 Nov - 16:05



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Récurer la crasse du sol. Récurer la crasse du bar. Récurer la crasse des tables. Mais plus encore, récurer la crasse de l’Homme. Cet Homme négligeant, se prenant pour roi sous prétexte qu’il est « client », et que derrière lui, un être inférieure sera toujours là pour ramasser. La gamine l’imagine souvent, essayant de dessiner une personnalité à travers les déchets éparpillés. Souvent, des porcs, ces gens dans la fleur de l’âge se perdant dans une auberge que la douce aime qualifier de miteuse. Puis, vite rattrapée par les cris de la mère Masaaki, celle qui trouve que le boulot n’est jamais assez bien fait, jamais assez vite fait, jamais convenable. Tout comme sa fille. Alors Reira baisse les yeux, tourne les talons et recommence jusqu’à ce qu’on lui tape l’épaule, un geste signifiant « brave bête ». Une bête ; c’est ce qu’est la rosée, c’est ce qu’elle à l’impression d’être. Une bête exposée dans une large vitrine, à la vue des alcooliques d’un soir, des touristes de passage, ou simplement des traditionalistes. Et lorsque l’on parle de tradition l’auberge est bien placée, entre les chaussures retirées à l’entrée et kimono bien dressé.

Occupée à frotter pour retirer les taches de bières maladroitement renversé, Reira n’entendit pas le carillon de la porte tinter de sa mélodie stridente. Un son évocateur de supplice, de faux sourires et de malaise. Au loin on pouvait entendre les jérémiades de la mère Masaaki, rappelant à sa chose qu’elle avait des clients à accueillir. Le regard vide, toujours éteint, en absence d’émotion, elle se dirigea vers la porte d’entrée. Elle détestait ce moment, celui où elle se retrouvait confronté à la réalité d’un être fait de chair. Par habitude, tel un vieux mécanisme rouillé, elle s’inclina par politesse tout en esquissant un faible « bienvenue », suivit d’un « veuillez me suivre ». Par peur, timidité et angoisse, elle ne daigna pas regarder la personne qu’elle dirigeait d’un pas tremblant. Avec la force du hasard, elle plaça l’homme -d’après ce qu’elle avait pu entrevoir- à une table isolée près d’une fenêtre donnant vu sur un cerisier malade. Personne ne voulait s’en occuper, personne n’avait le temps de s’en occuper. La rosée aimait le contempler, le comparant ainsi à une sorte de totem dans lequel elle se retrouvait.

Oubliant ses divagations, elle déposa sur la table le menu, indiquant à sa nouvelle occupation qu’elle reviendrait dans un instant. Un instant beaucoup trop proche.  

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Ven 4 Nov - 22:52



PAR DELÀ LA FENÊTRE
Reira & Mama


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La nuit avait été longue. Plus que cela, elle avait été épuisante. C’était ce à quoi il pensait distraitement, sifflant un air dont il ne connaissait pas le nom. Alors qu’il sortait de la douche, il entendit la porte de la chambre claquer. « Ah, il vient de partir » laissa-t-il échapper, se faisant une notification à lui-même. Loin d’en être perturbé, il attrapa une serviette pour sécher brièvement ses cheveux de jais.  Il jeta un coup d’œil au miroir qui lui faisait face, s’arrêta totalement pour se regarder avec attention. S’admirer. Dans son cou, une tâche violacée attira son attention. L’homme plissa les yeux, regardant plus attentivement ce dont il s’agissait. En passant une de ses mains aux ongles laqués de noir sur sa peau, il réalisa qu’il s’agissait d’un suçon. Masamune eut une moue étrange, à la fois satisfait et méprisant. Quel acte possessif pour quelqu’un qui, au final, venait de partir comme un voleur une fois la nuit passée. Lissant ses cheveux mouillés du bout des doigts, il continua de fredonner. Ce type –dont il ignorait absolument tout, et en premier lieu le nom- était un idiot, de toute façon. Mais il fallait lui pardonner.
Il n’était rien de plus qu’un humain, après tout.

Midi avait sonné depuis longtemps lorsqu’il sortit de l’hôtel, aussi apprêté qu’il en avait l’habitude. Masamune porta son regard tout autour de lui, essayant de se faire une vague idée des lieux. Les souvenirs de la veille étaient encore un peu brumeux ; poussé dans cet « enthousiasme » qui lui était propre, il n’avait porté aucune attention à l’endroit où on l’avait amené. Ses pensées furent stoppées par les protestations de son ventre ; au vue de l’énergie dont ils avaient fait preuve, il était donc normal de ressentir le besoin de se sustenter –et ce alimentairement parlant, cette fois-ci. Sans même réfléchir, il jeta son dévolu sur une enseigne toute proche. Rentrer chez lui pouvait attendre encore un peu ; il aurait tout le temps de retrouver son chemin en temps voulu.

La porte émit un carillon clair. Il fut surpris de l’aspect du lieu ; cela faisait depuis bien longtemps qu’il n’avait pas mis les pieds dans ce type de restaurant traditionnel. Ce genre de lieu finissait presque par lui devenir étrange, lui qui vivait de nuit, au milieu de la lumière artificielle des néons et des écrans de fumée, des relents d’alcool et de la chaleur tentatrice des corps ; sous la tension d’un monde qui ne semblait jamais dormir. Sortie de nulle part, une serveuse vint à sa rencontre, courbant aussitôt l’échine en prononçant des mots creux ; une rengaine monotone qui, de toute évidence, découlait d’un automatisme. Elle le conduisit à une table, isolée, lui déposa la carte, puis s’éclipsa ; à la manière d’un fantôme. En s’asseyant, il nota qu’elle n’avait pas même daigné jeter un regard vers lui, ce qui était inhabituel. Il consulta presque de mauvaise grâce le menu, ses iris camouflés d’une lentille bleue la suivant du regard. On aurait cru une enfant. Elle lui semblait bien chétive, avec son visage de poupée éteint et ses longs cheveux pâles. Des émotions figées, une présence quasi-inexistante... Il détourna le regard en direction de la fenêtre, stoppant volontairement le cours de ses pensées qui l’amenait déjà dans un gouffre qu’il connaissait plus qu’intimement. Son attention se porta cette fois-ci sur le cerisier qu’il pouvait apercevoir de là où il se trouvait. Il était dommage de laisser un tel arbre dépérir, surtout lorsqu’on connaissait le charme qu’il pouvait opérer lorsqu’il s’épanouissait...
Après un certain temps, la serveuse revint ; toujours aussi distante. Sous ses fards ombragés, il l’observait avec une curiosité qu’il ne cherchait même pas à dissimuler. « Je prendrais des tsukemens au bœuf et puis... » Il s’arrêta de parler, la regarda encore. Il y avait quelque chose chez cet être chétif –une candeur passive, peut-être...- qui faisait bouillonner son sang ; la brute envie de façonner. De corrompre. « ...et puis commande ce que tu veux. » Ses lèvres outrageusement maquillé d’un bordeaux velouteux se fendirent pour donner naissance à un sourire mystérieux. « Tu mange avec moi ; je t’invite. » Contrairement à ses habitudes, il ne cherchait pas à éclaircir sa voix ; il conservait les inflexions graves de son véritable timbre, masculin, rehaussés d’une intonation caressante, féminine. Il ne cherchait pas à l’impressionner ; seulement à la convaincre.
Un murmure suave et tentateur.  



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Dim 6 Nov - 23:00



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Le regard fuyant, perdu dans une dimension lointaine, Reira écoutait le client. Elle était peu attentive mais aucune once de désinvolture se dégageait de cette attitude. Calme, elle était calme, toujours ce visage doux et pourtant si froid, ce corps admirable et pourtant si mou. Elle griffonnait les mots qu’on lui dictait tel un dactylographe expérimenté. « puis... » A cet instant la rosée sentit un regard lourd se poser sur elle, ses yeux osaient à peine se lever du petit carnet blanc qu’elle tenait péniblement. Ses pupilles firent des va-et-vient hésitants ; elle avait peur. Si peur. Terrorisée par la simple sensation d’être regardée son cœur chétif s’accéléra pour marquer son angoisse.

« ...et puis commande ce que tu veux. Tu mange avec moi ; je t’invite. »

Ce n’est qu’à ce moment précis que Reira prit la peine d’observer l’homme qui lui faisait face. Un homme ou tout autre chose, un modèle d’extravagance et de beauté. Un visage si délicat, de la porcelaine saupoudrée d’un noir intense, ses traits se dessinaient parfaitement, comme si aucun défaut ne pouvait apparaître. Elle le regardait, intéressement, absorbée par sa désinvolture, une chose qu’elle appréciait comme un tableau exposé dans un grand musée. Une œuvre d’art. Il était à lui seul, le centre d’une exposition ; une œuvre incomprise, jugeable, mais subjuguante. Il était l’art.
L’enfant songeait également aux mots qu’il avait prononcé, une suite de mots qui paraissait naturelle. Cela raisonnait non pas comme une proposition, il ne s’agissait pas non plus d’une obligation, mais Reira sentait que c’était dans l’ordre des choses. Pourtant elle avait déjà refusé ce genre d’invitation douteuse de la part de clients trop langoureux dans leurs approches. Un geste déplacé ; une main posée sur ses fesses. Des paroles mal placées ; un vocabulaire injurieux. Plusieurs situations insoutenables qui ne faisaient que renfermer davantage la rosée.
Mais pas cette fois.
Cette fois elle eut presque envie de s’asseoir, comme ensorcelée par un charme inconnu. En songeant encore à cela, quelque peu tourmentée, elle se dirigea faire les cuisines pour y déposer la commande. La mère Masaaki était occupée à battre la patte, mais Reira eut le temps de placer la proposition de l’homme. Enjouée, la mère encouragea la jeune fille à accompagner le repas, et subitement cela était devenu une obligation. Elle savait, elle savait très bien pourquoi sa mère encourageait ce genre de contact, la mère avait une morale toute particulière qui lui permettait de penser que sa fille, âgée de 21 ans, devait trouver un mari. Un homme avec qui fonder une famille, et ainsi contribuer à la famille, ou plutôt contribuer au commerce. Reira était jeune, trop jeune pour porter une robe évocatrice, trop jeune pour porter un enfant. Incapable d’aimer, innocente, mais on ne lui demandait pas d’aimer, là était la nuance. Voilà pourquoi il était normal de pousser sa fille dans les bras d’hommes pervers et mal intentionnés. Or, ce qu’elle ignorait, ce qu’elle ne devait ignorer, c’est que sa chair n’était nullement attirée par les attributs masculins, et que seules les courbes féminines pouvaient la faire rougir.
Encore une autre histoire, encore un autre sujet à exploiter.

Les minutes passèrent, plus ou moins lentement, plus ou moins agréablement. La rosée se redirigea vers la table, un plateau à la main. Elle y disposa le repas de l’homme, ainsi qu’un bol de soupe. Dans le même temps elle prit place face à lui, les mains posées sur ses jambes tremblantes. Ses mirettes se posèrent sur l’homme, l’enfant en attente d’approbation.  

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Mar 8 Nov - 23:43



PAR DELÀ LA FENÊTRE
Reira & Mama


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Il n’y avait même pas d’explication. C’était comme ça. Spontané. Irrationnel ; illogique. Mama se passait de logique. Parce qu’il était au dessus. Au dessous. Mais outre tout cela, futile et commun –humain-, il y avait l’envie. Une envie écrasante ; brute.
Peut-être y résidait-il quelque chose de plus fort. De plus profond. Dense et impénétrable ; fou.
Elle avait finalement baissé les yeux vers lui, le regardait enfin. Il resta passif, ne se départit pas de son sourire. C’était comme tenter d’approcher un chaton craintif ; ne pas bouger, se montrer patient. Et afficher un air affable. Ou tout au moins essayer. Elle disparut cependant bien vite, à son plus grand regret. L’espace d’un instant, il avait cru voir son visage de poupée fragile aborder l’expression de la surprise. L’avait-il perturbé ? C’était concevable ; Masamune –Mama- perturbait. Pour le meilleur comme pour le pire. « Surtout pour le pire »pensa-t-il dans un recoin obscur de sa tête, revenant à sa précédente contemplation en jetant un coup d’œil par la fenêtre. A vrai dire, il ne s’attendait pas à ce qu’elle accepte. Peut-être s’était-elle terrée dans les cuisines en attendant qu’il quitte le restaurant ? Cela, aussi, était envisageable. Cette demoiselle avait l’air...si candide ; comme si la moindre secousse allait la briser. Mais...en la regardant bien –paradoxalement- elle lui apparaissait comme lointaine. Inaccessible. A croire qu’elle se coupait du monde, et qu’elle vivait autre part. On la voyait sans la voir ; comme cet arbre, ce cerisier, qui se mourrait juste sous les yeux des « autres ». Qui criait certainement : silencieusement. Qu’on l’achève ou qu’on le sauve. Mais Masamune n’était pas un de ces « autres » ; ses yeux ne voyaient pas ; ils regardaient. Toujours et encore. Et ainsi, il comprenait. Il réalisait, une énième fois, ce qu’il avait toujours su : il y avait des êtres qui vivaient sans exister.
C’était certainement le cas de cette poupée au visage de glace.
Et cela l’excitait ; l’attrayait.
Cruellement.
Il resta pensif quelques instants, ne détachant son regard de ce point fixe, au loin ; ce point qui était invisible. Et qui –lui non plus- n’existait pas. Un tintement lui parvint : celui des bols en porcelaine s’entrechoquant faiblement. Sortit subitement de sa transe, il réalisa ce qu’il se tramait. Et pendant l’espace d’une fraction de seconde, il se figea. Il aurait eu beau jouer ce scénario dans sa tête à l’infini, jamais il n’aurait pu parvenir à un tel résultat. Elle était bien là, devant lui, prenant place à sa table. Il dut battre plusieurs fois de sa double rangée de faux cils avant de recouvrir totalement ses esprits. Par chance, par erreur : elle avait accepté.
Il lui sourit. Encore.
Ses yeux azurés rencontrèrent les siens qui le fixaient presque timidement. La peur n’était pas lisible sur son visage ; peut-être avait-elle compris qu’il ne la regardait pas avec les mêmes yeux qu’un Homme ? Que c’était bien son âme qu’il cherchait à sonder, non pas son corps. Il était au dessus de cela ; loin. Il posa son regard sur ce qu’elle avait apporté pour elle : une simple soupe. Il eut une moue boudeuse. « Tu aurais pu prendre quelque chose d’autre, tu sais ? Cela ne m'aurait pas dérangé ...» Il l’observa par dessous ses longs cils. Il ne pouvait pas lui en demander tant, après tout. « Itadakimasu »lâcha-t-il en se saisissant avec dextérité de ses baguettes, signifiant qu’ils pouvaient commencer. Il n’était pas mécontent d’avoir enfin quelque chose à se mettre sous la dent. Plongeant ses baguettes dans son bol de nouilles, il en porta quelques unes à ses lèvres teintées : manger sans abîmer son maquillage était un véritable exploit ; il avait fini par en être capable après des années de pratique. Son regard chercha une nouvelle fois le sien. « Comment t’appelles-tu ? »lui demanda-t-il sur le même ton doucereux, prenant soin à ne pas l’effrayer. Il lui parlait familièrement : il avait l’habitude de le faire. Et au vue de leur différence d’âge, cela était presque naturel. Un flot de multiples questions lui brûlait les lèvres, mais il se contint. Il aurait été dommage de la faire fuir alors que cette occasion se révélait inespérée.  



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Dim 13 Nov - 21:45



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Assise, impassible, un visage d’ange renfermant un malaise bouillonnant, Reira ne cessait de le regarder. De le regarder sans le voir, comme si un voile floutait sa vision, l’éloignant davantage du monde réel. Elle n’aimait pas ce moment, elle détestait ce moment, se comparant alors à une hôtesse de bas étage, une hôtesse peu conteuse et fort inintéressante. Des interrogations traversaient son esprit ; pourquoi l’obligeait-on à subir de telle atrocité, pourquoi lui demandait-on à elle d’être une dame de compagnie. Des interrogations qui resteraient sans réponse car la douce n’aurait jamais le courage de les exposer à haute et intelligible voix. Puis, elle se demanda quelle serait la réaction de sa mère face à ce spectacle, cette dernière n’avait pas vu le visage de l’homme. Et c’est avec certitude qu’elle lui aurait demandé de partir si cela fut le cas. Pourquoi ? Car cela la répugnait. Tant d'extravagance, tant d’insolence, cela n’était pas bon pour la société. Ceux qui ne désiraient pas rentrer dans le moule devaient être à l’écart. À l'écart des honnêtes gens, des gens corrects, bien droits. C’est pour cela que lorsque la rosée a teint ses cheveux -seul acte de marginalité et d’opposition qu’elle a réussi à faire- la mère Masaaki crut mourir.
Mais trêve de mondanité.

"Tu aurais pu prendre quelque chose d’autre, tu sais ? Cela ne m'aurait pas dérangé …   Itadakimasu."


"Je prends ce qu’on me donne."

Reira brisa son silence de façon étonnante, en marmonnant quelque peu. Cette phrase reflétait parfaitement sa philosophie de vie ; courber l’échiner et accepter. De plus, sa mère portait une attention particulière à son alimentation, tout comme à son hygiène de vie en général. Elle voyait en elle la beauté qu’elle ne pouvait être, la beauté qu’elle n’avait pas pu être, c’est pourquoi elle s’occupait attentivement de son corps comme s’il s’agissait du sien. Il s’agissait du sien, de son objet.

"Comment t’appelles-tu ?"

Il s’agissait de formalité, mais de formalité ennuyeuse. Son nom, son âge, ses activités, cela n’avait aucune importance. Reira n’était pas. Reira n’était personne. Un simple néant, une masse noire et profonde, creuse, vidée de toute humanité. Reira n’était rien. Un discours bien dépressif à en faire bailler plus d’un, à en énerver d’autre. Qui a envie d’écouter les souffrances d’une gamine ? On pourrait rire, on pourrait se moquer comme on le fait si bien avec ce genre d’individu. Ces personnes pour qui tout est obscurité, ces personnes dont on se fout en les imaginant se taillader le bras tous les soirs. Parce que lorsqu’on y pense le rictus n’est pas loin, c’est ridicule, c’est pathétique.
Mais elle ne pouvait dire ce genre de chose.
Elle devait dire ce qui devait être dit.
Son nom était Reira, elle le laissa faiblement entendre sans savoir si cela était compréhensible.

Elle serra nerveusement son bol, comme si parler était synonyme de malaise. Et, mécaniquement elle retourna la question au jeune homme, parce que c’était dans l’ordre des choses, parce que c’était normal. Elle ouvrait la conversation, elle en était consciente, mais dans un sens, elle la fermait tout autant par son attitude. Que faire ? Que dire ? Lorsqu’on a rien à baragouiner.   

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Lun 14 Nov - 22:41



PAR DELÀ LA FENÊTRE
Reira & Mama


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Elle semblait loin. Ailleurs. Exactement comme l’impression qu’elle lui avait laissé : elle était là. Ne l’était pas tout à fait. Il y avait un vide. Poignant. Profond. Et, malgré lui, il était intéressé par ce vide ; cette « non-existence » absolue. Ce qu’il se refusait d’être. Cette pensée ne fut que confortée lorsqu’il l’entendit parler. Il s’agissait là d’une bien triste –banale ; commune- façon de concevoir les choses... Puis, docilement, elle bredouilla un prénom.
« Reira ». Inconsciemment, ce nom lui remémora les paroles d’une chanson qui avait bercé son adolescence : qu’il avait occulté. Des paroles tragiques, empreintes de fatalité et de désillusion. D’un vœux inaudible ; irréalisable. Un vœux qui s’échappait. Qui se mourrait. De la sorte, il ne put s’empêcher de poser –une seconde seulement- un autre regard sur elle. Que se cachait-il derrière ce prénom mystérieux ? Devait-il y voir les prémices d’un destin inaltérable ? Il se l’imagina un instant, pauvre petite poupée, pauvre petit pantin, dansant sur l’échafaud au gré capricieux des fils qui l’entravaient. Et, au dessus de ce pitoyable spectacle, cette mascarade, des mains blanches tirant soigneusement les fils qui orchestraient cette tragédie. Un dieu cruel, désintéressé ; un enfant qui s’amusait. Il se surprit à retenir son souffle. L’idée était charmante.
En reportant son attention sur son bol, il tira une nouvelle portion de nouilles qu’il porta à sa bouche. Ce repas s’annonçait distrayant. Reira semblait avoir toutes les dispositions pour lui faire passer le temps. Ses yeux azurés –artificiels- se plongèrent dans les siens. « Non. Non, non, non ... il ne faut pas juste prendre ce que l’on accepte de te donner. Il faut désirer : prendre ce que tu veux, ce qui te plaît. Simplement. Ou peut-être ... « arracher » serait plus approprié ? » lança-t-il en penchant très légèrement la tête sur le côté, l’air ravi. Il se sentait bavard, aujourd’hui. Ce que la vie te refuse, les démons te l’offrent. C’était précisément ce qu’il avait fini par comprendre. Et ainsi, ainsi, il fallait se détacher de la vie ; se transcender. Arracher tout ce qu’on ne pouvait retenir à soi. Ainsi, il ne fallait non pas vivre, non pas être. Il fallait exister : se faire exister. Il fallait se créer. Se modeler non pas à la hauteur des autres, non pas à la hauteur de la société, mais à la hauteur de ses ambitions. De ses fantasmes. Devenir tout puissant ; « au dessus ». Cette dernière pensée le fit sourire –Mama souriait beaucoup ; peut-être trop. Son regard, pourtant, se faisait impénétrable. Il aurait aimé pouvoir partager cette philosophie. Cependant, les « autres » étaient incapables de comprendre. Il aurait néanmoins voulu qu’elle le comprenne ; cela s’avérait pourtant impossible.
Il se rappela alors qu’elle lui avait retourné la question concernant son prénom. Par obligation, sans aucun doute. « Mon nom n’a pas d’importance. »lâcha-t-il de but en blanc, continuant de manger tranquillement. Il était sincère ; le pensait réellement. Son « nom » officiel était Masamune ; celui que cette femme lui avait choisi : un nom qu’il n’aimait pas, dans lequel il ne se retrouvait pas. Car il ne l’avait pas choisi de son plein gré. C’était en tant que Mama qu’il existait, sous cette identité crée de toute pièce. Sous un mensonge. Un peu plus beau. « Mais tu peux m’appeler Mama. Ou tout ce que tu veux, n’importe quoi : je pourrais te laisser choisir, qu'en dis tu ? » Ses lèvres obscures s’étirèrent un peu plus. « Pourquoi pas Dieu (kami-sama) ? » Une expression profondément enjouée prit place sur son visage fardé. « J’ai toujours aimé la sonorité de ce mot... » Il s’arrêta sur son visage de poupée, délicat. L’ingénuité et la candeur qui y courraient le fascinaient. Il n’y lisait pas tout le dégoût que lui inspirait habituellement la gent féminine. Juste une passivité –un semblant de pureté ?- qui faisait frémir son sang. C’était exactement la même sensation qui le prenait lorsqu’il regardait une toile blanche : il y avait tant de possibilité, tant de potentiel... Il y avait tout à faire. Tout à créer.
A distordre.
Il porta son bol cette fois-ci directement à ses lèvres, avalant avec mesure quelques gorgées de liquide. Il avait tendance à s’emballer bien trop rapidement lorsque quelque chose attisait son intérêt de la sorte. C’était même bien la première fois qu’il ressentait cela envers une enfant ; une femelle. Il l’observa à travers ses cils duveteux. « Qu’en penses-tu, Reira ? » Il reposa son bol délicatement. Ce n’était pas la question qu’il voulait poser. « Non...j’aimerais plutôt savoir ce que tu penses tout court. » Mama était surréaliste. En dehors des conventions, en dehors de toutes choses : peut-être même en dehors de la réalité, à sa manière.





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