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 東京シンデレラ [ft. Urie]

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Jeu 15 Déc - 1:19



東京シンデレラ
Urie & Mama

『可愛い君の肉〜❤。』


Ce soir encore, le Belphegor était bondé. Mama venait peu à peu à s’habituer à ce nouveau train de vie et la routine qui l’accompagnait. Le brouhaha continu des clients, ponctués de rires et de légers murmures, les relents d’alcool mélangés à des parfums plus exotiques les uns que les autres, l’ambiance feutrée que s’amusaient à créer les jeux de lumières... Tout ce qu’il avait imaginé, des années durant –ce qu’il avait pensé, fantasmé- se concentrait dans ce lieu. L’esthétique y était des plus subtiles ; la visée, parfaite. Dans le bar, la débauche, invisible, se révélait pourtant omniprésente. Omnipotente. Et chaque nuit, avec délice, il la voyait à l’œuvre dans ce théâtre qu’il avait lui-même orchestré.
Pourtant, en dépit de cette formidable distraction, Masamune ne pouvait oublier les fondements les plus profonds de son être : les plus vitaux. Sa partie la plus sale et, certainement, la plus « humaine ». Partie qu’il ne cherchait en aucun cas à renier, paradoxalement. Cela s’était calmé pendant quelques semaines, le temps d’installer son commerce, mais revenait subitement à la charge ce soir. Il en fut presque pris de cours.
Tout avait débuté par une simple pensée. Une simple constatation qui, à la manière d’une traînée de poudre, s’était répandue à toute allure, embrasant ce qui était pour lui une seconde nature. Puis, insidieusement, avait tourné à l’obsession. Son corps, comme en commun accord avec son esprit, lui envoyait des signaux de détresse ; il entrait dans un état de crise : de manque. Déjà, penser correctement lui était impossible. Il sentait le délicieux frottement, douloureux, de ses vêtements contre sa peau, l’attirante proximité des corps. Son regard, ourlé d’une double rangée de faux cils, parcourait l’établissement avec fièvre. « N’importe qui. » Sa respiration, elle-même, s’emballait. La bribe de lucidité qu’il lui restait lui soufflait cependant de se contrôler. « Pas ici. » Quand bien même le bon sens et la morale étaient deux choses qui lui étaient inconnues, il parvenait –tant bien que mal- à se contenir. Il était le gérant, il était « Mama » : personnage différent des « autres ». Le visage qu’il s’était engagé à montrer ici était celui d’une personne composée et respectable. Pas celui d’un nymphomane névrosé. Résister, ici, était pourtant une véritable torture ; à plus d’une fois, il crut en devenir fou. Aller contre sa nature était inimaginable.
Il avait fini par sortir. L’état dans lequel il se trouvait était lamentable ; c’était à peine s’il tenait sur ses jambes. L’envie brute qui pulsait dans chaque parcelle de son corps l’incitait pourtant à persévérer. A une heure aussi tardive, les rues semblaient désertes. Mama réprima son envie de rire, fébrile. Il y avait forcément quelqu’un. Forcément. « N’importe qui ferait l’affaire. » N’importe quel homme était susceptible de le satisfaire.
Alors qu’il n’y croyait plus, Masamune vint subitement à tomber sur quelqu’un. L’éclairage de la ruelle était faible –il n’arrivait même pas à distinguer son visage- mais il parvenait malgré tout à reconnaître à quel genre appartenait une telle silhouette. Par automatisme, par instinct, son corps bougea de lui-même. Avant de le réaliser totalement, il l’avait déjà attiré vers lui. Mama leva ses yeux fardés vers lui, souriant de ses lèvres d’un rouge capiteux. « Ça te dirait de t’amuser un peu avec moi ? » Il avait employé un ton félin, sa voix prenant des inflexions féminines. Il le faisait sans même réfléchir. Tous les moyens étaient bons pour parvenir à ses fins. Il suffisait simplement d’adopter une attitude enjôleuse : tous les hommes étaient charmés. Sa question n’attendait pas de réponse. Déjà, il s’était presque entièrement collé à lui, faisant descendre un de ses doigts le long de son torse jusqu’à sa ceinture. D'impatience, il en griffait la boucle de ses ongles laqués de noirs. « J’ai simplement besoin que tu me prêtes ça ... » soupira-t-il presque à son oreille. C’était plus fort que lui. Ses envies prenaient le pas sur sa propre raison. L’excitation qu’il ressentait en cet instant était telle qu’il sentait son propre corps trembler au contact de celui, étranger, qu’il effleurait.



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Dim 18 Déc - 4:49



東京シンデレラ
Urie & Mama


Le dos appuyé contre le mur de brique froid, Urie pouvait sentir la texture de l’argile cuite au travers de son t-shirt. Il pouvait sentir chaque détail de celles-ci marquer son épiderme d’une empreinte éphémère, laissant une trace qui lui rappellerais, l’espace de quelques minutes, qu’il avait été là, dans cette ruelle, à cette heure précise, et qu’il avait existé. Ces édifices recouverts de graffitis, barbouillis et tags anonymes faisaient un avec ce morceau d’homme parsemé d’encre noire, barbouillé, sali, lui aussi. Il avait toujours vécu à Shinjuku, il faisait partie du décor, et le décor faisait partie de lui. Portant une main à son visage, il glissa une cigarette entre ses lèvres, pinçant le précieux poison entre celles-ci alors qu’il fouillait dans ses poches à la recherche de son âme-sœur. Faisant jaillir quelques étincelles, le briquet de plastique vert fluorescent vint allumer la cigarette et, inspirant une grande bouffé d’air contaminé, Urie noircissait l’intérieur de son corps pour l’harmoniser à son extérieur. S’il existait, ce soir-là, à cette heure où les adultes et les enfants dorment, et où ceux qui se situe juste un peu entre les deux marchent maladroitement pas seulement à cause de leur somnambulisme, c’était pour des raisons qui ne valait probablement pas le détour.

C’était qu’il était sorti avec des gens ce soir. C’était qu’il avait essayé, en tout cas. Le social, ce n’était visiblement pas son domaine de prédilection car, encore cune fois, il se retrouvais à glander seul dans les rues de Kabukicho. Il avait du mal, peut-être, ou bien c’était les autres, qui avaient du mal. Peut-être qu’il le cherchait, aussi, quand il répondait froidement à ces gens pourtant pleins de bonnes intentions, pourtant si sympathiques, pourtant si parfaits. Peut-être que ça l’écœurait, aussi. Il en avait marre, de ce genre de personne hypocrites qui ne disaient jamais ce qu’elles pensent réellement, qui ne disaiet jamais rien d’autre que des phrases préconstruites entendues dans des séries et films populaires. Ils étaient de copies carbones des personnages cool de ces médias qu’Urie détestais. Ça l’écœurait, faisait remonter un reflux acide de mépris et de dégoût dans son œsophage. Il n’arrivait tout simplement pas à se lier d’amitié avec ces gens qui sonnaient faux, il n’arrivait pas à leur donner leur chance et il les envoyait balader jusqu’à ce qu’il n’y ai plus personne pour venir l’embêter, personne qui ai pitié de lui. Jusqu’à ce qu’il n’y ai plus une seule mouche venant lui faire la même conversation entendue des milliers de fois juste par formalité, par politesse. Il avait la paix, et il passait la soirée avec lui-même ou, s’il avait de la chance, avec des inconnus qui n’avaient pas l’âme refaite de la tête aux pieds. Mais, ce soir, il n’avait pas été chanceux. Peut-être que c’était son karma. Il s’était retrouvé seul et, n’ayant pas envie de glander dans un bar qu’il trouvait franchement pourri, il avait levé les voiles. Ses pas légèrement engourdis par l’alcool l’avaient mené vers une ruelle miteuse qui ne faisait clairement pas concurrence au bar qu’il avait abandonné, mais qui, pourtant, lui semblait plus chaleureuse, plus vraie, plus lui. Il avait cogné à une porte qui s’était ouverte en grinçant et qui avait laissé apparaitre un homme à qui il échangea une peu moins de 4 000 yens contre un demi-gramme de substance prohibée. Chacun fourrant son butin dans sa poche, l’antre se referma dans un claquement sonore laissant une ambiance drôlement silencieuse derrière elle.

Le téléphone d’Urie sonna à ce moment précis dans sa poche, auquel il ne répondit que par un geste de l’index sur l'écran, évitant des questionnements inutiles, des efforts inutiles. Et c’est ainsi qu’il s’était laissé choir sur le mur en face de lui, qu’il s’était allumé une cigarette qui, lui semblait-il, était bien méritée, et qu’il avait, seulement quelques minutes plus tard, été accosté par un personnage bien étrange.

Il fut d’abord surpris, n’ayant pas remarqué de suite approcher l’individu. Il dévisagea ce qu’il crut reconnaître comme étant une femme, la clope au bec, un œil presque méprisant, se laissant pourtant agripper par cette dernière, tiré vers elle. Un simple « what the fuck » s’échappa au travers d’un léger nuage de nicotine, tout bas, ne saisissant pas ce qui venait de se produire dans les derniers quarts de seconde. Sa question le fit arquer un sourcil, surpris et amusé, aussi. « Comment dire non à une telle invitation » répondit-il d’un ton narquois et joueur, légèrement sarcastique. Intrigué par cette personne qui faisait contraste avec toutes celles qu’il avait croisé pendant la soirée, il se laissa faire quand cette dernière glissa un doigt le long de son torse et vers son sexe. C’était une façon comme une autre de communiquer ce qu’elle entendait dire par « jouer » et c’était assez clair. Une main déjà posée sur le corps de l’inconnue qui était à présent collée contre lui glissa vers son postérieur, prenant déjà ce qu’on venait tout juste de lui proposer. Elle figea cependant, stoppant sa course alors qu’un soupire langoureux s’infiltre dans son conduit auditif. La vibration de sa voix a changé, le ton soudainement plus bas vient faire vibrer le tympan d’Urie d’une façon déplaisante, fait soudainement palpiter son cœur. Il ne prend pas le temps de regarder une deuxième fois l’individu, il le sait déjà au fond de lui qu’il s’est trompé. Ce n’est pas aux avances d’une femme auxquelles il est en train de céder, ce n’est pas sur le corps d’une femme que ses mains sont posées. Tous les tendons et muscles de son corps se tendent, paniquent, vomissent un peu dans leur bouche. D’un geste brusque, il repousse violement ce qu’il reconnait enfin comme étant un homme, en poussant gueulant « FUCK ! »

Soudainement dégouté par cette personne pour laquelle il avait, seulement quelques secondes plus tôt, été attiré sexuellement, il n’attend pas plus d’un quart de seconde avant de lui assener un coup de poing sur le nez. « T’es une putain de tapette ! What the FUCK ! » lui gueula-t-il par les oreilles. Il n’arrivait pas à croire qu’il avait été berné aussi facilement. Il n’arrivait pas à croire qu’il avait posé ses mains sur lui. Il n’arrivait pas à croire qu’il avait été attiré sexuellement par un homme. Il avait soudainement envie de vomir et, joignant ses mains derrière sa tête, il s’éloigna de quelques pas, ahuris, se répétant « what the fuck » encore et encore, presque paniqué. Tirant nerveusement sur ce qu’il restait de sa cigarette, il la jeta au sol violement avant de retourner à la charge, enragé, vers l’homme qu’il venait de frapper, qu’il venait d’enlacer. « J’vais t’écorcher vif p’tit con » lui lança-t-il alors qu’il l’agrippait par le cou pour le plaquer contre le mur de brique. Il voyait rouge, il avait envie de briser tous les os de ce corps dégoutant qui avait oser le toucher de la sorte. Il ne remarquait même pas ses doigts qui serraient autour du cou de l’homme, trop occuper à lui décrire ses dernières minutes de vie à seulement quelques centimètres de son visage. « Tu sais ce que je fais des fucking pédés comme toi ? Même ta mère te reconnaitra plus quand j’en aurai fini avec toi ! J’vais te péter tous les os de ton putain de corps de tapette dégueulasse ! T’aurais jamais du poser les mains sur moi, pauvre con, t’es mort ! » lui gueula-t-il par la tête, furieux, complètement submergé par ses émotions.



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Lun 19 Déc - 15:29



東京シンデレラ
Urie & Mama

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Evidemment. C’était trop facile. Trop « utopique ». Cela marchait souvent, pourtant. A tous les coups, même. Mais il devait bien y avoir l’exception qui confirmait la règle. Mama y avait cependant cru, un instant. Il avait bel et bien pu percevoir la chaleur de l’homme qu’il avait accosté contre son corps ; il la sentait même encore. Le jeu avait été de courte durée ; on pouvait même dire qu’il n’avait pas commencé.
Avant même d’entendre le juron, Masamune avait senti l’arrêt de l’inconnu. Collé à lui, il l’avait très clairement perçu se raidir. C’était presque comique –non, cela l’était réellement. Il ne fut donc pas surpris de se faire violemment rejeter et, de surcroît, recevoir un coup. La douleur lui éclata au visage, courant sous sa peau. Un peu plus, et il était certain qu’il lui aurait brisé le nez. Par automatisme, Mama porta une main à sa face avant de la contempler, interdit. Et voilà qu’il saignait. Il se pencha brusquement en avant, parcouru de tremblements compulsifs. Dans son corps –son œuvre d’art-, les signaux de douleur, court-circuités, se mélangeaient à ceux du plaisir. Se confondaient. Ainsi donc, la sensation qu’il ressentit à cet instant lui coupa le souffle de par sa violence. Il crut tomber à terre. L’homme qu’il avait accosté –et, par la même occasion, oublié momentanément- le retint de s’effondrer en le plaquant avec brutalité contre le mur. La surface dure heurtant son dos le fit frissonner. A en juger par ce que lui aboyait l’inconnu, celui-ci était totalement désemparé. Fou de rage. Ses menaces semblaient en dire long sur ce qu’il pensait des « tapettes » comme Masamune. Ce dernier, loin d’en être effrayé, ne put soudainement s’empêcher dans être davantage excité, sa respiration se faisant irrégulière. Encore une fois, c’était plus fort que lui ; son corps prenait le pas sur sa raison –si ce n’était pas l’inverse. Chez lui, le sexe avait un pendant : la violence. La douleur. Et, cette personne qui ne voulait visiblement pas lui céder le premier, lui offrait allégrement la deuxième. Il n’avait jamais vraiment su dire d’où  lui venait cette manie : ce fantasme. Peut-être était-ce dû à sa singularité, son existence exceptionnelle ; il ne pensait pas comme les « autres », n’agissait pas comme les « autres » et ne ressentait pas comme les « autres ». Car il était déjà supérieur à tout cela ; ces choses humaines.
Les mots de l’homme se frayaient difficilement un chemin dans sa tête. Réfléchir, lorsqu’il se trouvait dans cet état de transe, lui était particulièrement éprouvant. La main qui vint furieusement se plaquer contre sa gorge lui arracha un soupir fébrile ; c’était exactement ce qu’il voulait. Toute notion de risque ou de peur avait déserté son esprit. Cela ne fit que remuer quelques souvenirs, oubliés, de ses jeunes années : lorsqu’il s’était plus ou moins immiscé dans la pègre japonaise et avait été au contact de nombreux criminels. A plus d’une fois, il avait frôlé la mort dans des situations pires que celle-ci. Et, jamais, il n’avait ressenti une once de peur. Plus les circonstances devenaient dangereuses, plus cela lui plaisait, au final. Poussé par cet « enthousiasme », il avait même été jusqu’à jouer à la roulette russe pendant une partie de jambes en l’air. Les circonstances avaient été...dramatiques. Mais jamais il ne s’était senti plus comblé. Plus entier.
Ses pulsions prenant totalement le contrôle de son esprit, ses lèvres vermeilles –sur lesquelles le sang continuait de suinter- se fendirent en un semblant de rictus : disproportionné. Déjà, l’air lui manquait. Sa vue devint floue ; dans sa gorge, il sentait un incendie –inexplicablement agréable- le ravager. Il perdait la tête. Délicieusement. « Je crois pourtant...que tu as toi-même posé tes mains...sur ce corps » minauda-t-il, le souffle court. Il le provoquait. Volontairement. A croire que Mama était suicidaire. Fou ; il l’était réellement. D’une de ses mains, il trouva la force de tirer sur la fermeture éclaire de sa veste en cuir pourpre, dévoilant son buste nu. Il avait la fâcheuse habitude d’être à demi-nu pendant ses heures de « service ». « Et c’est bien ce corps que tu touches toujours... » Il baissa ses yeux ourlés de faux-cils, admirant lui-même son propre corps. Les piercings ornant les billes de chair de sa poitrine lui semblaient de l’acier en fusion contre sa peau. Et toutes les arabesques obscures qui courraient sur son torse, épousant la forme de ses muscles...peu importait sous quel angle on le voyait, cela était définitivement bien plus beau qu’un buste de femme.
Son autre main glissa sur le poignet de celle qui lui enserrait la gorge. « Je préfère quand on sert encore plus fort... » gémit-il en lui enfonçant ses ongles noirs dans la peau, incapable de se maîtriser. Déjà, son corps s’emballait ; l’érection qui tendait le cuir de son pantalon en était certainement la preuve la plus visible. Masamune observait son vis-à-vis à travers ses longs cils, les yeux presque mi-clos. Plus rien n’avait d’importance : il ne restait plus que ses envies, sourdes et primitives. Et ces envies le suppliaient de se faire violenter ; bien plus que cela.



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Sam 24 Déc - 20:49



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Urie & Mama


Le sang circulant à vitesse vertigineuse dans ses veines fait bourdonner ses oreilles, crée un écho sourd de rage dans son crâne. Il camoufle ses pensées, sa raison, enveloppe sa cervelle d’un rouge bouillant. Il a envie de tuer cet homme, tuer ce qu’il a osé déclencher en lui. Il a envie de tuer cet appétit sexuel qui ne veux pas s’en aller. Sans la colère qui monopolise la direction de son sang, ce dernier aurait facilement pris le chemin menant à son pantalon. S’il n’était pas aussi hors de lui, il aurait été bandé dans ses caleçons. Mais ça, il ne se l’avouera même pas. Son subconscient le laissera s’en échapper avec seulement une sensation de malaise profond lui tenaillant les viscères.

La main toujours contre la gorge de l’homme, toujours serrant sans s’en rendre compte la chair entre ses doigts, le filet d’oxygène, Urie aperçut un sourire se former sur le visage du fautif. Dévoilant ses dents teintées du sang qui lui coulait du nez, dents qu’il aurait voulues lui arracher une à une avec une pince, il le dévisagea d’un air suspicieux. Ses yeux portaient en leur iris un air semi dégouté, semi inquiet, alors qu’il appréhendait secrètement ce que celui qu’il pensait être sa victime allait faire. Pourquoi souriait-il ainsi, comment pouvait-il afficher ce visage amusé dans une situation pareil? Urie avait l’impression qu’il se moquait de son être tout entier, qu’il diminuait son existence même en faisant ce geste qui le mettais encore plus en colère, le rendait encore plus anxieux. Il était incapable de comprendre pourquoi il faisait une telle tête, il refusait de laisser ses soupçons vagabonder dans son esprit. « T’as des neurones en moins ? Pourquoi tu souris comme ça p’tit con ? » lui demanda-t-il, énervé, tendu. Le souffle qui s’échappa des lèvres de l’homme en une respiration saccadée, coupée, vint faire ce que l’huile fait lorsqu’on la jette sur un feu déjà ardent. Il allait exploser de rage. « Qu’est-ce que t’as dit ? » lui lança-t-il, furieux qu’on joue ainsi avec lui, replaçant sa main dans le creux de la mâchoire de l’homme, pile sur les artères. « Ah ! Parce que tu veux jouer au plus malin avec moi, c’est ça ? » siffla-t-il entre ses dents serrées, prêtes à craquées. Il n’eut cependant pas le temps de mettre en mots ses intention meurtrières, parce que déjà, l’homme qu’il tenait à la gorge avec ouvert sa veste, dévoilant sa chair pâle et parsemée de tatouages et piercings. Son œil resta peut-être un peu trop longtemps posé sur ce torse masculin, juste un peu trop longtemps pour que cela semble normal, hétéro. Ce sont les paroles de ce dernier qui vinrent tirer Urie de cette vue, seulement quelques centièmes de secondes de trop qui le firent sursauter, rappelant sa rage au poste. Fuck. Il avait raison. Il avait raison et ça rendait Urie fou. Il avait envie de retirer ses mains, de s’éloigner, de se sauver, il avait envie de se verser de l’antiseptique partout sur le corps, mais ses mains restaient là, plaquées contre la gorge de l’homme, et son envie de vomir persistait.

Il le souleva presque de terre dans son élan de colère, serrant sous sa mâchoire de plus belle en le menaçant « Quand je vais en avoir fini avec toi, t’aura souhaité que j’t’ai jamais touché » Sa poitrine était en feu, sa tête était en feu, tout son corps se consumait de rage, de désorientation, aussi. Sentant les ongles de ce dernier s’enfoncer dans sa chair, il ne broncha que lorsqu’il admit apprécier la brutalité d’Urie. Reculant sa tête, il retint son envie de lui céder, de l’étouffer sur place, parce qu’il se refusait à le laisser gagner aussi facilement. Son regard balaya son corps de la tête au pied mais, dans un constat mêlé à l’effroi, il aperçut ce qu’il reconnaissait très bien en tant qu’homme lui-même.  Il le dévisagea avec tellement de dégout qu’il crut pouvoir percer son front, voir au travers le mur de brique sur lequel il l’avait plaqué. D’un geste bref mais violent, il balança l’homme au sol en lui gueulant un énième « WHAT THE FUCK » par la tête. Urie n’allait-il jamais prendre le dessus sur lui ? Probablement pas, mais il refusait de se laisser faire, de laisser battre aussi facilement. « Et t’es bandé en plus !? » lui cria-t-il, de nouveau, avant de lui assener deux, trois coups de pied profond dans les côtes. Il n’arrivait tout simplement pas à se calmer, il fulminait. « T’es un putain de malade » souffla-t-il entre ses dents, plus bas, le regardant de haut avec le même regard qu’il aurait s’il posait son regard sur un tas d’excréments. Simplement un dégout pur et profond qui lui tordait les entrailles.  Il s’accroupit prêt de l’homme avec lequel il n’avait pas encore terminé, le dévisageant encore et encore, agrippant les cheveux à la base de sa nuque, soulevant sa tête. « T’es franchement dégueulasse » lui dit-il simplement dans un ton de répulsion et de déception, comme si cet homme avait failli à être un être humain potable à ses yeux. Il lâcha la mèche noire qu’il avait attrapé en repoussant la tête de l’homme vers le bitume d’un geste sec. Il essuya brusquement le sang qui lui avait coulé sur sa main contre la joue de l’homme, en ajoutant « C’est pas à moi cette merde » Se redressant en faisant craquer ses genoux au passage, il lui cracha dessus. Il faisait de gros effort pour ne pas défoncer son crâne à coup de pieds dans le visage. De gros efforts pour ne pas tuer ce gars et se retrouver en taule à cause d’une tapette. Il en tremblait de rage. Il pensa brièvement au sang de cet homme qui s’était probablement incrusté dans l’une de ses jointures fendues. Espérons qu’il n’ait pas de maladies.



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Mar 3 Jan - 22:50



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L’état dans lequel il devait se trouver était certainement lamentable. Il n’en doutait pas le moins du monde. Dans ce genre de moment –dans ces instants de crises- il aurait certainement été méconnaissable pour plus d’un. Mais ce fait n’effleurait pas même sa conscience : il s’en moquait. Il s’en moquait éperdument. Car plus rien d’autre ne comptait que ses envies. Ses besoins. L’homme devant lui bouillonnait de rage. Il avait presque l’impression de sentir, à travers sa paume douloureusement plaquée contre sa gorge, le pouls de celui-ci, meurtrier. Mama le déstabilisait. Le poussait à bout. Cela crevait les yeux. Et cela lui plaisait ; atrocement. L’inconnu semblait être encore plus irrité par ses mots et sa réaction, calant aussitôt sa poigne contre sa mâchoire, rendant sa respiration davantage difficile. Les mots qu’il prononçait n’atteignaient pas véritablement son esprit ; Masamune ne percevait, vaguement, qu’un ton haineux. Insultant. Il ne pouvait s’empêcher de trembler –d’excitation.
Lorsque Mama lui dévoila son torse –qu’il se devait de le provoquer- sa réaction ne fut pas celle qu’il avait attendue. Il avait suffit d’une seconde. Une seconde de trop. Une seconde seulement. Mais une seconde qui semblait en dire long. Dans le semblant de folie qui l’emportait, Masamune eut un sourire carnassier qui passa inaperçu, dissimulé derrière le sang qui masquait l’intensité de ses expressions. Tout cela se révélait...si divertissant. Quand bien même il se faisait frapper et insulter de la pire des façons, il ne pouvait que ce sentir comblé.
Ce n’est qu’en apercevant l’effet –évident- qu’il avait sur Mama que l’inconnu le lâcha avant de le projeter au sol. Le béton de la ruelle lui érafla la peau ; il laissa échapper un faible gémissement, à mi-chemin entre la douleur et le plaisir. Son corps semblait être devenu une étendue ultrasensible comme cela avait rarement été le cas ;  s’il en avait eu le temps, il se serait certainement permis d’en rire. L’homme, après avoir hurlé d’énièmes injures, revint à la charge en lui décrochant des coups de pieds dans les côtes. Masamune qui venait tout juste de récupérer son souffle le sentit se bloquer douloureusement dans sa gorge. Le choc l’étourdit légèrement ; il sentit à peine qu’on le saisissait par la nuque. Ses yeux lourdement fardés captèrent ceux de son vis-à-vis qui le regardait avec un dégoût presque immuable. Puis il le relâcha pour le faire heurter une nouvelle fois le bitume, essuyant le sang qui maculait ses phalanges sur sa joue glabre. Puis l’étranger finit par se relever, lui crachant dessus au passage. Mama n’avait pu réellement saisir tout ce qu’il lui avait crié, mais le sens lui était comme évident. Il le méprisait ; clairement. Mais...il le méprisait peut-être « trop ». Trop pour que cela apparaisse comme naturel.
Masamune mit un certain temps à se redresser ; il fallait dire qu’il était plutôt bien amoché. Mais certainement pas calmé pour autant. Au contraire. La pression de son pantalon contre son entrejambe devenait une véritable torture. Il fallait cependant supporter pour le moment. Chaque parcelle de son corps lui envoyait des signaux de détresse. Sans broncher, il appuya son dos contre le mur, toujours assis par terre. Passant le revers de sa main sur son visage, il en essuya partiellement le sang. Heureusement que sa face n’avait pas pris énormément de coups –tout au moins pour l’instant. Mama leva finalement la tête vers lui ; il n’avait pas fini de se divertir. « Pense ce que tu veux » articula-t-il, presque moqueur. Il rejeta quelques mèches de cheveux vers l’arrière de sa tête, comme pour remettre de l’ordre dans ses idées. Il tira distraitement sur un des piercings rattachés à sa poitrine, frissonnant. « Peut-être que je suis malade...mais peut-être que tu réagis trop... « vivement » ?... » Il y avait définitivement quelque chose d’étrange dans son attitude haineuse. Masamune lui souriait avec ironie, certain qu’il allait encore se faire frapper. Il joua encore un court instant avec les bijoux incrustés dans sa peau, avant de reprendre sa provocation. « Peut-être...que tu cherches à réprimer quelque chose ? » Il avait parfois un côté langue de vipère -c’était le cas de le dire.  Masamune porta deux doigts à ses lèvres puis ouvrit faiblement sa bouche, laissant sa langue fendue glisser langoureusement sur ses phalanges. « C’est encore meilleur avec un homme, tu sais ? Je suis sûr que tu voudrais essayer... » Il le regarda par dessous ses faux-cils, le regard fiévreux : au fond, c’était véritablement lui qui voulait absolument se satisfaire. Mais il cherchait à le provoquer. Encore.



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P R I D E
『世界の終わりを歌う。』

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